‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 115 sur 428 · LES OBLIGE A LA RE- TRAITE · texte numérisé non relu

LES OBLIGE A LA RE- TRAITE

attaques. Le 26 juillet suivant, ceux qui étaient en garnison à Thôpital signalèrent leur valeur dans un combat, dont la sœur Bourgeoys nous a seule conservé le souvenir & rapporté les principales circonftances (*). Deux cents Iroquois s'étaient cachés dans un fossé qui, descendant de la hauteur, près de l'hôpital, à peu près dans l'endroit où elt aujourd'hui la rue Saint- Jean-Baptirte, traversait ce que nous appelons la rue Saint-Paul. C'était apparemment un fossé de défense , conftruit autrefois pour la sûreté de rhôpital. Tout à coup ces barbares fondent sur cette maison, résolus de s'en emparer 8c d y mettre ensuite le feu. M. Lambert Closse, major de Villemarie , qui y avait été mis par M. de Maisonneuve pour la défendre, commence à soutenir leurs assauts, n'ayant avec lui que seize soldats. L'attaque fut des plus opiniâtres, & la défense des plus vigoureuses; & quoique les assiégés fussent en si petit nombre, contre deux cents ennemis qui environnaient rhôpital de tous côtés, ils soutinrent le combat depuis six heures du matin jusqu'à six heures du soir, sans éprouver d'autres pertes que celle de Denis Archambault, qui, en

( ") Quand AI. de Maisonneuve alla en France la première fois. C'eft la seule date que la sœur Bourgeoys donne au combat dont nous parlons;; ce qu'il faut entendre non pas du premier voyage que nous avons mentionné dans cette hiftoirCj mais du premier que fit M. de Maisonneuve immédiatement avant l'arrivée de la sœur Bourgeoys à Villemarie; car depuis ce temps, & lorsque la sœur écrivait, M. de Maisonneuve avait fait trois voyages en France. Par le premier, il faut donc entendre celui de i65i, que nous raconterons bientôt. De plus, ces paroles : Quand M. de Maisonneuve alla en France, doivent être entendues dans ce sens : Un peu de temps avant que M. de Maisonneuve allât en France; car il elf certain que le combat qu'elle raconte ici arriva le 26 juillet i65i, Denis Archambault, qui y périt, ayant été enterré ce jour-là même, comme on en voit la preuve dans le regirtre mortuaire de la paroisse. Le Journal des ,,„ „ , ,. .Tésuites donne aussi pour date de cette mort le 26 iuillet. Il eft, d'ail-

(i) Greffe de Monl- , , , ^ ^. xi i •>« • - -^ -^ '^ -vr-i

> / » » j leurs, également certain que M. de Maisonneuve était encore à Vureal, contrat de ma- '. » . , , , - ■ , ■. q

i-iaae de Jean de Saint- len^^irie au mois de septembre de la même année (i); o(, par conse-

Pèi-e,du iSseptembre quent, il n'était point encore parti pour la France au moment où ce

i65i. , combat fut livré.

suites, 25 août iii5

2'' GUERRE. HOSTILITÉS A VILLEMARIE. l65l. 1 27

mettant le feu pour la troisième fois à un canon de fonte,

fut tué sur le coup par un éclat de cette pièce, qui creva 'i) (') Regiire des sé-

, j' ■ / \ T^ c \ 1 ■ pultures, 26 juillet

Page 1