RIVIERES ET SE RETI
RENT ENSUITE. répondircut que si, de leur côté, ils voulaient les aider
d'abord à détruire des ennemis qu'ils avaient alors à combattre, ils se joindraient ensuite à eux pour exterminer les Français. Les Agniers acceptèrent la condition, & joignant leurs troupes à celles des Sonnontouans, détruisirent, de concert, les relies de la nation Neutre, leur voisine, où nous avons vu que des Hurons s'étaient réfugiés. Après cette vidoire, les Iroquois de Sonnontouan se virent donc obligés de se joindre aux Agniers, dans l'expédition que ceux-ci méditaient contre les habitations Fran-
(3) Relation de IÔ52, çaiscs ; &, pour préparer l'exécution de ce dessein, une f' " ^' "''^'" petite armée d'Agniers alla prendre son quartier d'hiver à
trois lieues environ de l'habitation des Trois-Rivières, dans le fond des bois. Ils croyaient par là surprendre les Français, lorsque les neiges & les grands froids inviteraient ces derniers au repos plutôt qu'à la guerre; mais la Providence voulut qu'on découvrît les piftes de leurs espions, qui s'étaient avancés jusqu'à une lieue des Trois- Rivières. On se mit donc alors sur la défensive, on fortifia les baftions & les courtines du Fort, on redoubla les
2'" GUERRE. HOSTILITÉS AUX TROIS RIVIÈRES. l653. j55
gardes, on multiplia les sentinelles. Enfin on se tint si bien à couvert, que ces Troquois, ne trouvant plus de chasse aux environs d'un Fort qu'ils avaient dressé pour leur propre sûreté, furent contraints de s'éloigner pour aller chercher des vivres (i).
(i)Rc-lationde i(353,.