NOUVELLES HOSTILITES DES IROQUOIS AUX TRO:S RIVIÈRES ET A VILLEMARIE
Cependant, le printemps suivant, M. de Lauson monta aux Trois-Rivières, où il arriva le 3 de mai, &, pendant qu'on tirait le canon pour le saluer, quatre ou cinq laboureurs, qui conduisaient leur charrue dans la campagne voisine, furent tout à coup invertis par une troupe d'Iroquois, qui en laissèrent deux sur la place. Le 8 du même mois , ces barbares tuèrent un petit enfant Français , presque à une portée de fusil du Fort ; le canonnier, voyant qu'il n'y avait personne pour les poursuivre, & voulant donner le signal d'alarme, mit feu à une pièce de canon. Elle creva & rompit une jambe à cet homme, qui mourut de sa blessure peu de jours après. Cette même bande d'Iroquois surprit, le 3o mai, un jeune Huron, que quelques travailleurs avaient placé en sentinelle, sur le bord du bois, pendant qu'ils labouraient la terre; & ensuite, l'ayant conduit à environ une demi-lieue du Fort, ils le firent asseoir, pour savoir de lui dans quel état se trouvait l'habitation des Trois-Rivières. Ce Huron, fort adroit, les entretint 8c les retint si longtemps dans ce lieu, qu'enfin une bande de Hurons survenant ne le délivra pas seulement des mains des Iroquois, mais prit encore plusieurs de ces barbares, qui furent conduits au Fort comme captifs (2). AVillemarie, on eut bien des attaques à sou- (2)Reiationdeib5 tenir. <i II ne s'efi passé aucun mois de l'année, écrivait le f- ''• P. le Mercier, que les Iroquois n'aient visité, à la sourdine, Villemarie, tikhant de la surprendre ; mais ils n'y eurent pas de grands succès. Les colons se secouraient mutuellement avec tant de résolution & de courage, qu'aussitôt qu'une décharge de fusil se faisait entendre quelque part, on y courait à toutes Jambes, sans aucune crainte des périls (3). » (3j itu., p. 4.
nb 11*" PARTIE. LES CENT ASSOC. ET LA COMP. DE MONTRÉAL.
DANGERS IMMINENTS liUE Auprintcmps dc cettc année i653 (i), M. de Lauson
COURAIT LA COLONIE ej-jyQyg ^j-,g bafoue à ViUemarie, avec ordre au comman-