‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 140 sur 428 · LES TROIS-RIVIÈRES BLO- QUÉES PAR LES AGNIERS · texte numérisé non relu

LES TROIS-RIVIÈRES BLO- QUÉES PAR LES AGNIERS

Mais, venant à rencontrer les cinq cents Agniers qui bloquaient les Trois-Rivières, ils se virent dans la nécessité de renoncer à leur premier dessein, & se joignirent à (3)Reiation de i653, ccux de Cette placc pour les secourir (3). Avant d'arriver au blocus, ils avaient rencontré la chaloupe envoyée par M. de Lauson à 'Villemarie, pour y porter la nouvelle de la venue prochaine de M. de Maisonneuve, & l'avaient laissée derrière eux, retenue qu'elle était par un vent contraire. Cependant, dès qu'ils eurent appris qu'il y avait aux Trois-Rivières cinq cents Iroquois, ils en donnèrent promptement avis à ceux qui conduisaient la chaloupe, en leur recommandant de descendre, sans délai, à Québec, pour porter cette nouvelle au Gouverneur. Lorsqu'on sut, dans ce pofte, le péril où étaient les Trois-Rivières, la confternation fut générale. On redoubla les prières & les vœux pour l'arrivée de M. de Maisonneuve, qu'on croyait seul capable de dégager les assiégés, avec sa nombreuse recrue. Il était encore fort éloigné de la Nouvelle-France; & toutefois, au défaut de M. de Maisonneuve, la Provi-

2" GUERRE. LES IROQUOIS ACCEPTENT LA PAIX. l653. l65

dence voulut se servir de Villemarie pour procurer la délivrance des Trois -Rivières & la sécurité momentanée de tout le pays. Les cinq cents Iroquois, après avoir fait cacher de leurs gens dans les environs de cette dernière place, avaient attaqué le Fort, le 23 août, & voyant qu'on les recevait à coups de canon, s'étaient jetés sur les bestiaux & avaient mis le feu aux blés des campagnes voisines. Dans ces circonflances mêmes, où Ton se voyait à la veille des derniers malheurs, Tarrivée du brave Annontaha, envoyé par Villemarie pour traiter de la paix, changea tout à coup les dispositions des Iroquois, jusqu'alors si intraitables.

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