‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 193 sur 428 · BOIS POUR SE PREPA- RER A LA GUERRE · texte numérisé non relu

BOIS POUR SE PREPA- RER A LA GUERRE

(i) Regiftres de la rlstic (i); & commc ils moururent en travaillant pour paroisse de viiiemarie. l'établissement du pavs, ils eurent sans doute la même ré-

25 juin & 24 novem- j ^ T-v" • • » - ■ 1

i^re ic.sG. compense devant Dieu que ceux qui avaient pen par les

armes des barbares. Quoique les colons ne comptassent pas sur la durée de la paix & s'attendissent à la voir rompre, ils étaient néanmoins assurés que les Iroquois ne les attaqueraient pas, s'ils voyaient qu'ils fussent sur leurs gardes. Ainsi, outre qu'ils exécutaient des travaux de défense, en se bâtissant des maisons fortifiées , ils allaient hardiment, quoique en petit nombre, mais toujours armés, dans des endroits voisins de Viiiemarie, où ils n'eussent osé paraître auparavant qu'avec des forces considérables, & profitaient de toutes ces paix fourrées pour faire des découvertes aux environs, afin de se servir de cette connaissance quand le temps de la guerre serait venu.

r.ÉNÉROSlTÉ DE >IONT- RÉAL DANS LES GUER- RES, PEU APPRÉCIÉE PAR M. DE LAl'Sr

Si Viiiemarie était ainsi l'occasion ou l'inftrument des pourparlers, des trêves & des traités de paix avec les nations Iroquoises, c'était, dit M. Dollier de Casson, toujours à ses propres dépens , non-seulement en exposant la vie des siens, mais encore en s'imposant des dépenses considérables, pour tant de voyages, tant de présents & d'autres frais exigés par les circonftances. « Dans ces premiers (I temps, ajoute-t-il, les Gouverneurs généraux résidant à <i Québec se réservaient toujours les présents, quand il 'I y en avait quelqu'un à recevoir ; &, s'il fallait en faire, « c'était à MM. les Associés de Montréal d'en supporter « la dépense; jusque-là que, si on en recevait quelqu'un, « on ne pouvait rien en retenir, & il fallait l'envoyer au « Gouverneur général. Ainsi, on a toujours eu ici la gloire « de servir le pays, en toutes manières & avec un entier (2;HistoirediiMont- " <^ psi'fait détachement (2). » Malgré tous ces importants re'ai, par M. Dollier services qu'elle rendait avec tant de générosité & de déà^iôsT^""' "^ '^^^ vouement, Viiiemarie fut toujours traitée par M. de Lauson avec assez peu de bienveillance; &, s'il était permis d'expliquer cette conduite, on pourrait peut-être en-trouver le principe dans le désir excessif qu'il eut toujours d'éta-

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