M. DE LAUSON GOUVERNEUR GÉNÉRAL. 24 I
blir avantageusement sa famille en Canada. Nous avons vu que, dès Tannée i636, il s'était fait attribuer à lui-même, ou avait obtenu pour Fun de ses fils encore en bas âge, de très-vaftes possessions ; & ce fut sans doute l'étendue immense de tant de propriétés qui le rendit si facile, en 1640, à céder, sans la connaître, File de Montréal à la Compagnie qui venait de se former alors par les soins de M. Olier (*).
Ayant donc conçu, depuis ce temps, le dessein de '^'"""^^ ^'^ charges
,, , , ' , j . - , , DONT M. DE LAUSON
créer pour ses fils des espèces de pnncipautes en Canada, pourvoit sesfilsknil désira, en i65 i , lorsqu'il les vit en âge de s'établir, d'être canada. chargé du Gouvernement général de ce pays & de les y conduire pour les pourvoir avantageusement, en usant, en leur faveur, de toute l'autorité attachée à cette charge. Il décora en effet Jean de Lauson, alors âgé de dix-sept ans(i), duXitredegi-andSénéchaldelaNoiii'elle-Fra!ice(2), (iHiiioire ou Cale fit son lieutenant au Gouvernement général du pays, & "'^''''' ?""■ ^^- ^"^ ^'^'■'
, . , . . , /■) A T ■ 1 T mont. Mémoires &
lui céda sa seigneurie de Lauson (J). A Louis de Lauson, documents par laSoautre de ses fils, il donna la seigneurie de la Citière (4), '^''^"^ hiftorique de dont ce dernier porta depuis le nom, & encore celle de ' (-i)' H^iJoire de tho- Godarville, qu'il avait ainsi appelée de Marie Godart, sa tei-Dieu de Québec, femme (5), déjà décédée, dont il voulut faire revivre ^'r-^'V°'.
^ /' I ' (:,) Audouart, no-
ie nom en Canada. Charles de Lauson, qui arriva à Que- taire à Québec, 2 1 oebec Tannée d'après, eut pour sa v">art, avec le titre de •'>t>'"'^ "^^i.
■^ ^ '^ (4) Mémoires & documents par la Société liirtorique de Montréal, p. 72.
(5) Audouart, no-
(*) Avec l'île de Montréal, M. de Lauson céda aussi à cette Com- taire à Québec, 21 <«.> pagnie, en qualité d'adminiftrateur des biens de son fils François de tobre i65:. Lauson, sieur de Lyrée, le droit de pêche dans le fleuve Saint-Laurent, jusqu'à deux lieues autour de Vile (6). Rien ne montre ,,-n -. r -«a • ' •' ^ . ... , ■ . • „. ^ ' . ■ , ,, , (.6)7aout 1640. ASc
mieux que ce privilège chimérique, l'ignorance où était alors M. de j^ courdon, notaire à Lauson père, touchant les immenses propriétés de sa famille, puisque vienne en Dau^hiné. nie de Montréal, au lieu d'être dans le golfe ou dans quelque hras de mer, se trouve au milieu des terres, étant bornée d'an côté par le fleuve Saint-Laurent, qui a moins de trois kilomètres, & de l'autre par la rivière des Prairies, qui n'a pas cinq cents mètres de largeur.