TERRES
(4) Tenure seigneU' riale, p. 383.
11 elf vrai qu'en s'attribuant ces vaftes concessions, FILS n'attirent lul & SCS fils s'étaient obligés à y faire passer des familles Françaises pour les mettre en culture, & que, même en accordant à Louis de la Citière, son fils, une étendue de terre considérable, le 8 février i652, au nom de la Compagnie de la Nouvelle-France, il exprimait lui-même, dans ses lettres, cette condition : « Sur la certitude que nous « avons que Louis de Lauson, seigneur de la Citière & (I de Godarville, aurait volonté, avec le temps, de faire « défricher des terres & habiter le plus de familles qu'il « lui serait possible, afin de fortifier le pays (4). » Mais, ni xM. de Lauson, ni ses fils n'étaient en état d'attirer & d'établir des colons pour mettre en valeur de si vafies doiTiaines, & l'on pourrait peut-être dire d'eux , à certains égards, ce que le P. Biard faisait observer au sujet des projets ambitieux de Poutrincourt sur Port-Royal : « Quelques-uns se sont imaginés, contre toute raison, « qu'il n'y avait d'autres dépenses à faire, pour s'établir « dans la Nouvelle-France, que d'y porter & d"y loger de « nos gens, ellimant qu'ils y trouveront assez de quoi s'en- « tretenir, soit par le trafic, soit autrement. C'ert une (I grande folie à de petits compagnons, que de s'imaginer « des baronnies & je ne sais quels grands fiefs & tène- « ments en ces terres, pour trois ou quatre mille écus qu'ils
SEMBLE N ETRE VENl'E ADA QUE POUR