M. DE LAUSON GOUVERNEUR GÉNÉRAL
« auront à y foncer; & le pis serait, quand cette folle va- (,) Relation de la « nité arriverait à des gens qui fuient la ruine de leur Nouvelle-France, du
„ , V p. Biard,Lyon. idf',
« maison en. rrance (i;. » p. 90&102.
xxm.
Nous ne dirons pas que M. de Lauson fut lui-même la famille de husov du nombre de ces derniers, quoique les alliances que con tradèrent ses fils, dès leur arrivée à Québec, pussent au- rétablir ses toriser à le penser. Jean de Lauson, grand Sénéchal, foires. épousa, dix jours après son arrivée, Anne Desprès(2); (2) Mémoires rar la Charles de Lauson-Charny, son frère, épousa, moins m^'^J^^'^,';'"""''"' '" de deux mois après son débarquement, Marie -Louise Giflfard (3), fille de Robert Giffard, dont on a parlé; & {3)ii>id. Louis de Lauson de la Citière épousa Catherine Nau (4), (4) Regiitres des maenvoyée pour être Relii'ieuse hospitalière (5), qui n'avait ""s*^^ '^^ la paro:sse
■^ ^ . ^. ... ,. , ,r 1 ^'^ Québec, 5 octo-
pour tout bien que trois mille livres, lesquelles proba- bre i655. blement formaient la dot même que la duchesse d'Aguil- i^j Hiftoire de i'hô-
,,..,, , I- • /^^ /-^ tel-Dieu de Québec,
Ion lui avait donnée pour son entrée en religion (dj. On ^ ^^
pourrait donc penser que, si les fils de M. de Lauson (is) Mariage de Ca-
n' avaient point contradé de mariage en France, c'ell: que V-"'"^. '',"' ' i"' "
r . . l'J-^o. Audouart, no-
Tétat de leur fortune ne leur eût pas permis de s'y établir taire à Q.uébec. d'une manière convenable à leur naissance, & qu'ils avaient Tespérance de relever leurs affaires en Canada, au moyen de leurs grandes seigneuries & des emplois qu'ils auraient à exercer. Au relie, nous verrons fréquemment, dans la suite, des gentilshommes ruinés arriver en Canada pour occuper divers portes, afin de rétablir, par ce moyen, leur fortune ; & ces nobles induff riels, qui n'y furent qu'en trop grand nombre, ne nuisirent pas moins que les guerres cruelles des Iroquois à l'avancement de la Colonie, qu'ils laissèrent dans un état de faiblesse extrême, uniquement jaloux de leurs intérêts privés. Il ne paraît pas que M. de Lauson y fût venu pour contribuer, par des largesses, au bien & à rétablissement du pays. Il était même peu aimé des colons de Québec, parce qu'ils lui reprochaient, au contraire, de ne pas faire les dépenses nécessaires pour soutenir sa dignité. Mais, ce qui excita surtout contre lui les mécontentements, c'eft qu'il défendit à la Communauté des
habitants, nonobflant le règlement de 1648, de faire aucun
trafic du côté de Tadoussac, où il avait établi une ferme
ro Cours d'hiftoire Particulière de traite, dont les produits servaient à payer
duCanada,parM.Fer- ses propres appointements 8: ceux de divers autres em-
land, liv. III, ch. xi, i ' / \
F.4:i3. ployes(i).
PRÉTEXTIONS INJUSTES II eût été ditïîcile qu'il fût plus aimé à Villemarie.
DE M. DE LAusoN A ^Q^g avoiis VU OU cn i653 il fit tous ses efforts pour re-