MARIE, NUISIT AU
qu'il chercha plutôt à affaiblir, fut malheureusement nui- reste de la colonie sible à Québec & à toute la Colonie Française. ^ S'il eût ™'^>'çai5e. <i plus soutenu ce pofte avancé, dit M. DoUier de Casson, <i les inondations Iroquoises n'auraient pas pris leur « cours vers Québec, & n'y auraient pas fait les dégâts « qu'elles y ont commis, sans respecter même toujours la « famille de ce Gouverneur (i). » Quoique M. de Lauson (OHiftoire duMontn'eût jamais été homme de guerre & qu'il fût peu propre à '''^^'' "'-'"-"^5-remplir une place où il avait à faire tête à des ennemis toujours en campagne, il se fit néanmoins continuer dans la charge de Gouverneur général, après son premier triennat^ dans l'espérance, sans doute, de procurer de plus en plus l'avancement de sa famille. Mais, avant qu'il eût achevé le second, voyant l'état critique des affaires, l'audace des Iroquois, qui augmentait de jour en jour, l'impuissance où il était de les réprimer, & enfin le mécontentement général de la colonie, il prit le parti d'abandonner
blable pour une portion du même terrain; & qu'enfin M. de Mézy, successeur de M. d'Avangour, ratifia ce même titre, malgré la possession publique & confiante des seigneurs de Montréa^, qui fut (,•) Archives de Guécause qu'en 1667 le Conseil souverain les maintint dans leur droit, bec.JueementduConsans avoir égard à ces titres poflérieurs & subreptices ^2). seil supérieur, fol. 75.
les luoqijois veulent qu'on fasse une habitation FRANÇAISE OHEZ EUX, POUR V AT- TIRER LES HURONS ET 1£S DÉTRUIRE.
(:) Relationdc iIj34, Pr i5.
(2) Ibid., p. i8.
(?) Ibid., Y. 10.
jPRÈS LEUR GUERRE CONTRE LA NATION DU CHAT, LES IROQUOIS PRESSENT M. DE LAV.