‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 209 sur 428 · MENT I.A PLACE D2 . , . , , I · texte numérisé non relu

MENT I.A PLACE D2 . , . , , I

couvERNELR. Als qu il crojait le plus propre a procurer le bien du

(7) Hiftoire du Ca- pays (7). Jean de Lauson, qu'il avait fait son lieutenant nada par M. de Bel- q^ Gouvememeut général du pays & décoré du titre de

grand Sénéchal de la Nouvelle-France, avait servi dans

(8) Hiftoire de l'Hc- le régiment de Navarre & dans celui de Picardie (8); & tel-Dieu de Q.uebec, q^^Qiq^e son expérience dans le métier des armes eût pu

le faire préférer aux autres, son père avait donné cependant la place de Gouverneur général à Charles de Lauson- Charny, étranger à la guerre, mais qui, sans doute, paraissait offrir, sous d'autres rapports, plus de garanties pour s'acquitter dignement de cet emploi (*). Toutefois, l'admi-

(*) La Mère Juchereau, dans son Histoire de l'Hôtel-Dieu de Québec, écrit cependant « que M. de Lauson, en repassant en France,

M. DE LAUSON-CHARNY GOUVERNEUR. l656. 25g

nirtration du fils ne fut pas plus heureuse que ne l'avait été celle du père; & on conçoit que, dans l'état si désolant de faiblesse où celui-ci laissait la Colonie, il était difficile que l'autre pût la relever du mépris où elle était tombée dans l'eftime des barbares, comme la suite le fit voir.

LES ACNIER3 SOMMENT >I. ETE LAUSO»»-CHARNY

Les Hurons de l'île d'Orléans, qui ne se croyaient plus en sûreté, s'étaient tous réfugiés à Québec (i); 8c, de lelruvreri.es se voyant abandonnés des Français, avaient, dans un mo- "™ons.

, , , . , , ' y ^ , , A • (') Lettres hiilori-

ment de depit, envoyé secrètement des députes aux Agniers, ^^^3 de Marie de rinpour leur demander de les recevoir dans leur canton, afin carnation, lettre 34, de ne plus faire avec eux qu'un seul peuple (2). L'automne ^' ,A" '^idoire de la de cette même année i656, ces barbares accordèrent la Nouvelle- France par paix aux Hurons, mais à condition que, le printemps jf^T'yii'^ Charievoix. suivant, ceux-ci monteraient tous à Agnié, pour n'habiter dorénavant qu'une même terre avec eux. Le temps déterminé étant venu, une troupe de cent jeunes guerriers bien résolus partit de ce pays; & descendant le flçuve Saint- Laurent, s'arrêta à trois ou quatre journées de Québec, où trente se détachèrent des autres, pour aller se présenter aux Hurons & les sommer de tenir la parole qu'ils leur avaient donnée. Le capitaine de cette escouade, le lendemain de son arrivée, demanda audience, & exposa nettement, dans l'assemblée des Français & des Hurons,

K en i656, avait laissé le Séne'chal, son fils, commandant pour une

a année, en attendant l'arrivée du nouveau Gouverneur, qui tut

a M. d'Argenson (?). » C'ell: ici une aberration de l'écrivam. M. de ;'; f'.,, . ' ,

P, , j ,{.. . , ^ , ,,,,.,. (41 Hiltoire (lu i-a-

Belmont, dans son H istoire du C<7»rt<Ji:7, sous 1 année ibSv, dil exprès- "7: ,,-r

sèment : « Cette année, M. de Charny commanda à la place de M. de (51 Archives de la

« Lauson, son pjre, & lui (M. do Charny) s'en étant allé, M. d'Ail- propagande à Rome,

« lehoult reprit le gouvernement (4). ■» Le journal des Jésuites & vol. America 3. Ca-

d'autres documents (5) supposent en effet que M. de Charny corn- ji^iJ^, folio u, art. 40.

mandait dans le pays après le retour de son père en France. Enfin, deux (ô) Rouer, notaire,

aftes publies; passés à Québec en 1657, l'un du 26 du mois de juin, ^6 juin 1657. Regidre

26o II" PARTIE. LES CENT ASSOC. ET LA COMP. DE MONTRÉAL.

le sujet de son ambassade, déclarant qu'il venait chercher ces derniers, & menaçant même M. de Charny, qui était présent, s'il s'opposait à leur départ. « Onnontio, » lui dit-il « d'un ton plein de colère, en s'adressant à lui personnel- « lement, « Onnontio, ouvre tes bras & laisse aller tes en- « fants de ton sein. Si tu les tiens plus longtemps si serrés, « il eft à craindre qu'on ne te blesse, quand nous vou- • (( drons les frapper; 6c puisque nous n'avons pas assez

« de canots pour emme.ier tant de monde, prête-nous tes

Cl'; Relation de ibSy, , , ^ >

^ ■ « chaloupes {i). »

M. DE LAusoN-cH ARNY Ou aura, sans doute, de la peine à comprendre, dit

CONSENT A LAISSER ^ ^^ -^^ j^ p ^^ Charle^■oix, ce qui obligea M. de

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