J ' ^ 1/1 ^ TER SES BULLES
sa promesse (2); de son côté, la Congrégation de la Propa- (2) Ministère'des atsande, informée de la résolution des évêques, jugea que la t^ires étrangères. Len.
. ^ . . 1 1111 • > de l'Archevêque au
poursuite de cette affaire devait dépendre de 1 appui qu y carJinai Mazarin, 10 donnerait la Reine, aux prières de laquelle le vicaire apos- 'i^''^- 1<^^^tolique aAait été nommé ; & qu'au défaut des évêques de France , le Nonce lui-même pourrait consacrer Télu, en se faisant assifler de deux abbés, ou de deux chanoines, ou même de deux simples prêtres. Quelques cardinaux de la Propagande craignaient cependant que ce sacre fait de la sorte ne blessât les évêques de France (3); mais le {r) .uiasacrxCoK- Nonce, a qui les dispositions de la Reine étaient connues, ^^ novembre rescriprésoliit de consacrer M. de Laval & trouva même deux tum. évêques qui voulurent bien Tassiffer dans cette cérémonie, celui de Rodez, Louis Abelly, & Tévêque de Toul, M. du Saussaye. L'ordination fut fixée au dimanche 8 décembre, fête de Tlmmaculée Conception; &, pour prévenir toute opposition qui eût pu la troubler, on la fit très-secrètement le matin, les portes fermées, à Tabbaye Saint-Germain-des-Prés, alors exempte, 8: dans une chapelle que le Nonce avait demandée au Père Prieur pour quelque fondion pontificale, en le priant de ne parler à personne de son dessein (4). Mais le bruit de cette ordi- (^^ui,id.,yo\. i-^xm. nation se répandit bientôt ; &, comme on devait s y attendre, le Parlement de Paris rendit un arrêt, le 16 suivant.
tant pour obliger M. de Laval à présenter au Roi sa Bulle
de vicaire apoftolique de la Nouvelle-France, que pour
l'empêcher de la mettre à exécution, avant qu'il eût reçu
(ij Archives du Mi- du prince des lettres patentes en la forme accoutumée (i).
nistere des affaires LeParlcment de Rouen, chargé alors par Ics Rois dc Francc
«Irangeres. Rome , . .
vol. i.i3. Lettre de de Connaître les causcs qui Concernaient les colonics, rendit fiouen au Cardinal aussi un arrêt, le 23 du même mois, indépendamment de
M.v;3riii lodec. i65S, , • , ., r, , >„ • • ,. v
celui du 3 octobre. Mais si 1 on avait pu soupçonner d'abord qu'il y eût eu surprise dans l'expédition de la Bulle de l'évèque de Pétrée, on dut comprendre que sa nomination à ce titre était l'effet de la volonté expresse du Pape, lorsqu'on apprit que le Nonce apoftolique avait lui-même consacré le nouvel évêque, & que, par conséquent, si la BuUe n'érigeait point un nouveau siège épiscopal, malgré la demande inftante de la Cour, & ne donnait à M. de Laval que la qualité révocable de vicaire apoiloliquc, c'était que le Souverain Pontife le voulait ainsi.
LE PAPE liUME CES OP-
Au refte, ce qui suivit immédiatement ne pouvait plus posnioNs. ACCORD lalsser aucun doute. Dès qu'on eut appris à Rome l'oppocouR DE gj^^Qj^ fgjfg pgj. |g parlement de Rouen au titre de vicaire
ROME Er Cri-I.E DE f t
CHANCE. apoftolique de la Nouvelle-France, opposition fondée sur
les prétentions de l'archevèqLie de cette ville, qui regardait
le Canada comme étant de son diocèse, les cardinaux de
(2) Musce Britaii- la Propagande furent fort étonnés de cette prétention (2).
nique, &c. Lettre de i\^ jugèrent Unanimement que pour conftituer un diocèse
.M.Gueffierdu iode- ., ',- i. ■ -^^ ii
cembre i(>38,foi.42o. ^ fallait d autrcs convictions que celles que supposait ce prélat : les provinces conquises par les armes n'étant pas soumises aux évêques de la nation viiflorieuse, s'il n'est pas intervenu une concession du Saint-Siège apoftolique ; Si d'ailleurs l'usage dont se prévalait le prélat, qu'on n'envoyait pas des vicaires apoftoliques dans les diocèses du royaume, n'ayant pas ici son application, puisque le (3) Aûa s. Con- Canada n'était pas un diocèse de France (3). Bien gregaiionis de pro- plus, le Souveraiu Pontife fit dire au conseiller d'État, vof-'âe '''^" ' ' ^' Gueffier, résidant à Rome, d'écrire à sa Cour
M. DE LAVAL VICAIRE APOSTOLIQUE. lÔSg. 329
qiie, comme c'était sur les inftances de la Reine Anne d'Autriche que le vicariat avait été donné à M. de Laval, & qu'elle en avait même fait la dotation, il plût à cette princesse de faire ordonner que Tarchevéque se désiifàt de sa prétention , attendu qu'elle était mal fondée : cette dépendance n'étant appuyée sur aucun bref du Saint-Siège, & l'archevêque ne l'ayant pas acquise, comme il le disait, par l'envoi qu'il avait fait de prêtres en Canada (i). De son côté le nonce, dès qu'il eut '' ""^'''' ^■"'«3"-
,,, , 1T-.1 1 T^-. nique, &c. Lettre de
connaissance de 1 arrêt du Parlement de Pans, rêso- m. cueffier du iodé lut d'en demander un du Conseil du Roi qui cassât le «-embre i058,foi.42c. premier, ou d'obtenir au moins une déclaration du Roi lui-même, adressée au grand Conseil, par laquelle ce prince reconnût que la Bulle de l'évèché de Pétrée, avec la clause touchant le vicariat apolfolique, avait été accordée à son inftance & à sa prière (2). Alors commença entre (-) ^'^"'"s '''= ^''^^''^'^ la Cour de France & les agents de celle de Rome une Ja'i aTdergé^au^Carsuite de négociations, dont la conclusion fut que, sans d'"»! Mazarin, 3o dédonner l'arrêt ni la déclaration demandés par le Nonce, """"^/^ 'î'"'-^' ^/'^''
t i ■.v-'i.--x-, ves des affaires etran-
le roi agréerait purement & simplement M. de Laval gùes, Rome, vol. i?5.
comme vicaire apollolique de la Nouvelle-France; que,
de son côté, celui-ci présenterait la Bulle de vicaire
apolfolique que le Pape devait lui adresser, & qu'enfin,
avant d'en exécuter le contenu, il recevrait du Roi des
lettres patentes.