ARRÊT DU PARLEMENT DU ROUEN SUR CETTE AFFAIRE
(3) Archives du Par-
Le parlement de Rouen, qui dut être informé par Tarchevèque de cette ville, rendit un arrêt le 3 oflobre, veille du jour où le sacre devait avoir lieu, & ne craignit pas de défendre à M. de Laval d'exercer les fondions de vicaire apoftolique dans la Nouvelle-France, alléguant aussi pour motif de cette défense que, dans l'expédition de la Bulle, le Pape avait été surpris (3). On ne sera pas étonné que lement de Rouen, [q Parlement ait soupçonné la Bulle de supposition, parce qu'elle donnait à entendre que M. de Laval adminiflrerait, comme vicaire apoftolique, un territoire réputé alors dû diocèse de Rouen ; ni même que l'archevêque de cette ville & les évêques de France aient pu porter un jugement semblable, si l'on considère que le successeur immédiat de M. de Laval, M. de Saint-'Valier, deuxième évêque titulaire de Québec, ayant appris qu'à l'occasion des découvertes de M. de La Salle, on avait inftitué à
(*) On vit, en Trance, des évêques in partibus exercer le saint miniftére dans les paroisses, sous l'autorité immédiate des curés, à titre de leurs vicaires, & subsiiler par ce moj'en.
M. DE LAVAL ÉTABLI POUR VICAIRE Al'OST. l658. 327
Rome des vicariats apoftoliques pour ces pays nouveaux, en demanda la suppression, alléguant aiLSsi lui-même qu'on les avait obtenus par surprise ; & bien plus, par ses inftances à la Cour, ce prélat obtint que, conformément à Tavis commun de Tarchevéque de Paris, du confesseur du Roi, le P. de la Chaise, & du marquis de Seignelay, on en écrivît au Souverain-Pontife, qui, en effet, annula les pouvoirs déjà donnés aux vicaires apostoliques dont nous (,i Archives de lar-
parlons (l). chevêche de Q.uébcc,
rc-g. A, p. 445.
Cependant, la lettre circulaire de l'Assemblée du
r ? CONSECRATION DE M. DE
clergé ayant été envoyée aux prélats absents, Févèque l.wal. arrêts pour de Baveux, qui avait pris jour pour le sacre, se désifta de l'obliger a presen-