GUERRE. DESSEIN DES IROQUOIS
mander à tous les hommes qu'ils^y entretenaient; 8c après
avoir ainsi sagement réglé & ordonné tovites choses, il
dépêcha incontinent aux Trois-Rivières & à Québec. 11 y
annonçait la nouvelle de TaLlion du Long-Saut, & donnait
avis du dessein que les Iroquois avaient arrêté entre eux,
de revenir pour attaquer la colonie (i). Ces lettres arri- (OHiftoireduMont-
vèrent à Québec le 8 de juin, vers Theure de minuit (2), ^•-^^'••^9^ .Mo.
^^ ' ' \ ^' (2 Journal des Je-
& furent apportées par les chaloupes que M. d'Argenson suites, «juin loCo. avait envoyées, dont on était en peine Ci), qui amenèrent (?) Marie de rincardeux Hurons échappés des mains des Iroquois. nation, p. 4 .
Lorsqu'on eut appris qu'après la mort des dix-sept a cllébec on cesse la Français Fennemi s'était retiré en son pays, cette nouvelle fit cesser la garde partout, excepté dans les Forts, & chacun commença à respirer ; car depuis cinq semaines on n'avait aucun repos à Québec, ni la nuit, ni le jour, tant pour se fortifier que pour faire la garde. « Enfin nous « fûmes heureux d'être délivrés de ce fardeau, dit la Mère « Marie de l'Incarnation, & l'on chanta le Te Deum dans « toutes les églises. » « Il y a près de cinq mois, ajoutait- « elle le 17 septembre suivant, qu'il se fait tous les jours « un Salut solennel, où le Saint-Sacrement eft exposé, afin (4) Marii; de rincar- « qu'il plaise à Dieu de protéger le pays (4). Cet orage elt "'*"°"' '" sept^iooo. « passé, lorsque l'on croyait tout perdu. Vous voyez Lettres de m. d'Ar- « comme Dieu, par sa sagesse infinie, rétablit les affaires, s*^"^»"- -^ '"'" ^^^°^
. toi. 74.
« alors qu'on les croit entièrement désespérées. C'eft là