‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 297 sur 428 · ou X- -^ 1 (51 Marie Je rincar · texte numérisé non relu

ou X- -^ 1 (51 Marie Je rincar

« sa conduite ordinaire sur ce pays, ^ elle tait que les ^^^{^^ Lettre ni' « plus éclairés s'y confessent aveugles (5). » p-^o;-

Une autre attention non moins remarquable de la Pro- cmnvoi de pelleteries vidence fut l'arrivée de soixante canots Outawais, à Ville marie, le 19 août. Ils étaient conduits par trois cents sau- consta.nces. vages de cette nation, qui apportèrent pour deux cent mille francs de pelleteries, dont ils laissèrent le quart à Villemarie, & portèrent le relie aux Trois-Rivières, où ils arrivèrent le 24, & d'où ils repartirent trois jours après (6). {n) joumai des Jé- « Cette bénédidion du Ciel, dit encore la même Religieuse, ^"'*'-'*- '' ^^"' '^^^

tres-vtile a h colonie DANS CES CIR-

« eft arrivée lorsque ces messieurs (qui soutiennent la co- (I lonie par le trafic) voulaient quitter le pays, ne croyant « pas (qu'à cause de la guerre) il y eût plus rien à faire « pour le commerce. S'ils eussent quitté, il nous eût fallu « quitter avec eux. Car, sans les correspondances qui « s'entretiennent à la faveur du commerce, il ne serait

(0 Marie (ici'incar- « pas possible de suhsiiler ici (ij. Le pays peut bien se nation, p. 207. ^^ passer de la France pour vivre (en temps de paix), mais

(I il en dépend entièrement pour le vêtement, pour les ou- (I tilSj pour le vin, pour Teau-de-vie, & pour une infinité « de petites commodités, & tout cela ne nous eft apporté « que par le moyen du trafic; en sorte que l'arrivée de ces <! canots Outawais, chargés de caftors, relève nos mar- « chauds de leurs pertes passées, & accommode la plupart

(/;. Uni. Le... 90., ,, jg^ habitants (2). .. p. 202. ^ /

cRDRE AUX HABITANTS Mals comuie oii tenait pour certain que les Iroquols

reviendraient à l'automne de cette année 1660 ou au prin- D.M- temps de l'année .suivante, on se fortifia de plus en plus à Québec. Pour préserver de la mort les habitants de la campagne, M. d'Argenson prit même alors le parti de faire conftruire des réduits, ou villages fermés, en obligeant chaque chef de famille d'y bâtir une maison pour s'y retirer avec les siens, menaçant même de livrer aux flammes les maisons de tous ceux qui refuseraient d'obéir; & quelque sévère que parût être cette mesure, elle était impérieusement commandée par les circonftances, pour mettre à couvert la vie des particuUers qui demeuraient à l'écart. Il ordonna ainsi la conftrudion de neuf ou dix réduits, qui par ce moyen devaient être bien peuplés & en état de se défendre, 8: voulut enfin que tous contribuassent à y faire des granges communes, pour assurer le fruit des récoltes. Toutefois ces précautions, qui protégeaient la vie des particuliers, ne pouvaient les garantir de la famine, si les Iroquois ravageaient les moissons en paraissant à l'automne, i-^i Marie de l'hicar- comme ils l'avaicnt résolu; ou si, venant au printemps,

nation, 25 juin 1660, . > 1 • ^1 /o\ 1 ,-■ J •'-..•».

p 536. lis empêchaient les semences (3) ; car le Canada n était pas

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