‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 344 sur 428 · JUSTIFICATION DES PRETRES DE S.-SL'LIMCE · texte numérisé non relu

JUSTIFICATION DES PRETRES DE S.-SL'LIMCE

Les prêtres de Saint-Sulpice ne pouvaient demeurer indifférents ; & voici ce qu'on lit de leurs sentiments à l'égard du Pape, dans le journal que Colbert, fort engagé dans ces idées parlementaires, nous a laissé sur ces débats : « Communautés à craindre en cette occasion : celle de « Saint-Sulpice. L'on y élève à la vérité des ecclésias- II tiques dans une parfaite régularité; mais on assure que 'I tout y el^ extrême pour le Pape. Elle eft d'autant plus Il considérable, que l'on y nourrit plusieurs personnes de Il qualité, & qu'elle s'intitule le séminaire de tout le clergé Il du royaume, où elle a déjà bien des maisons qui la « reconnaissent pour leur mère & leur maîtresse. Tous I' les Docteurs de Saint-Sulpice déclamèrent fort contre la Il harangue de M. le Subrtitut du Procureur général. L'un Il d'eux, M. de la Barmondière^ fait profession du zèle <i ardent qui anime cette vertueuse Communauté; mais Il ce zèle, un peu mal réglé, lui fit avancer, en pleine Sor- II bonne, qu'il ne pensait pas qu'on pût consentir Fenre- II gifftrement de l'arrêt , sans un véritable péché mortel. Il M. Le Blanc, de cette Communauté, de la même force & Il du même esprit, dit que c'était par lâcheté, &: par crainte « des puissances temporelles qu'on enregilkait cet arrêt. Il Celui-ci, qui a été Huguenot, haittout ce qu'ils aiment, & Il par ce principe, & par celui de la dévotion, il eft tout « porté pour Rome, avec emportement; il ne man- II que point de feu, ni de capacité {*), Se eft propre à « proposer & à appuyer pour Rome tout ce que les dévots Il voudront. Le Breton, aussi de Saint-Sulpice, fort « homme de bien, désintéressé & fort zélé, sachant d'ail- « leurs bien son Saint Thomas, a l'esprit de cette Com- 11 munauté. M. de Poussé, curé de Saint-Sulpice, d'une Il ancienne maison de Champagne, froid, & de sens, Il extraordinairement dévot, & véritablement sans ambi-

(*) M. Le Blanc composa un recueil de cantiques Français qu'on envoya à Villemarie, & qui contribuèrent à exciter & à nourrir la piété des colons.

^yb 11'' l'ARTIE. LES CENT ASSOC. ET LA COMl'. DE MONTRÉAL.

« tion; allant toujours naïvement au bien qu'il voit; il eft

!i enclin à Rome par principe de dévotion, plus que par

« étude ni cabale, & eft du nombre des vingt-deux doc-

« teurs qui ont fait des proteftations séditieuses contre

« Tenregirtrement du premier arrêt, au sujet de Finfailli-

II bilité du Pape : disant, être prêts de mourir pour le

(^Bibiiothèqueim- „ conteiiu de leurs proteftations » (i). Certainement des

périale, mss. Colhert, , , , , , , , . . ,

i55,p.47,5i,7o io5. nommes de ce caractère, représentes ici au naturel, ne pouvaient inspirer au Saint-Siège aucune crainte fondée ; mais il était dans les desseins de la Providence que leur Œuvre à Villemarie fût éprouvée par la contradidion , les rebuts & les mépris, Dieu se plaisant d'ordinaire à marquer de ce signe les Œuvres dont il veut être reconnu ' l'auteur, & à sandifier ses inftruments par la pureté d'intention & la patience.

M. d'aRGENSOX mUTTE SON GOl'VERNEMEXT.

Le départ de M. de Queylus pour la France avait été précédé par celui de M. d'Argenson, que nous rappellerons ici en peu de mots. 11 n'eft pas évident que les infirmités de ce Gouverneur aient été le ^'éritable motif de son départ, quoiqu'il l'ait allégué lui-même dans ses lettres. Après qu'on eut fait à Québec une sorte de réjouissance publique au sujet de la nouvelle qu'on y reçut de sa con- (2) Lettres de Marie tinuatiou pour trois aus (2), il fut assez étonné de ne de l'Incarnation, su- ^^^ rcccvoir de la grande Compagnie ses lettres de pouvoirs. Il en conclut que si ce n'était pas un oubli de leur part, ce qui ne paraissait pas vraisemblable, ces Messieurs devaient a)'oir pris une résolution contraire à son égard, c'est-à-dire révoqué sa continuation; & ce fut alors qu'il demanda d'une manière absolue son rappel (3) Emplois du en France, en alléguant ses infirmités (3). S'il fallait en

vicomte d'Areenson, ■ -k t a i \ -i tr- • i ^ r

lettre aj comte d'Ar t^i'ou'e M . de Lachenaie, dans son Mémoire sur le Canada, genson , 4 novembre le départ de M. d'Argeusou aurait eu un autre motif. 11 ^^u) Archivés de la ^^sure que M. de Laval, à qui ce Gouverneur déplut, pria Marine, carton: Me'- le Président de Lamoignou de le retirer; ce qu'il fit en moires généraux sur le j55j A^^ . ^ ^^^^^ asscrtion Semble être confirmée, quant

Canada, mémoire de , y ' . ^

Lachenaie, p. 10,11. au tond, par le Mémoire du Roi à M. Talon, de l'année

M. d'aRGKNSON Klil'ASSK EN KRANCE. lÔGl. 497

i665 (\'. Il eft vrai que la Mère Marie de llncarnation '■/ Archive:, delà

dj 1 • , ,, marine, mémoire du

onne une autre cause de ce rappel; mais ce quelle en ^oi pour m. Talon,

dit peut se concilier avec M. de Lachenaie & ne le con- i^ôs, toi. 7

tredit pas : « Enfin le vicomte d'Argenson, dit-elle, nous

i' quitte à cause de ses infirmités qui lui ont fait demander

« son rappel. Outre cette raison, je vous dirai en con-

« fiance qu'il a eu à souffrir en ce pays. Il s'elt trouvé

« des esprits inconsidérés qui ont murmuré de sa con-

« duite, & en ont fait de grosses plaintes, capables d'of-

(( fenser un homme de sa qualité & de son mérite. 11 a

« soufïert tout cela avec beaucoup de générosité. L'im-

'< puissance néanmoins où il s'elt vu de secourir le pays,

« le défaut de personnes de conseil à qui il pût commu-

« niquer en confiance certaines affaires secrètes, le peu

« d'intelligence qu'il avait avec les premières puissances

« du pays, &; enfin ses indispositions qui commençaient

« à devenir habituelles, l'ont porté à se procurer la paix

« par sa retraite. Pour notre particulier, nous perdons

« beaucoup en M. d'Argenson : c'était un homme très-

« charitable à notre égard, 8: qui ne laissait passer aucune

i( occasion de nous obliger ('2). » M. d'AvaUgOUr, son ^ Lettres de Marie

successeur, étant arrivé à Québec le dernier du mois fi<;i"incarnation, lettre

,,., , ^ 1- -111 • ■• LXI, oflobre i66r,

daout de cette année 1061, partit le lendemain pour visiter p^g^s 567, 50s. Villemarie 8c les Trois-Rivières Ci) ; 8c pria M. d'Argen- 3 j„urnai des Jéson de continuer en son absence les fonctions de Gouver- suites, août & rneur (4). Il retourna à Québec le iq septembre, 8c, ce ^'^f''-'"'' '"'^ "^

nr 11. . 1 " , • 1 41 Lettres de Marie

même jour, M. d Argenson s embarqua sur le vaisseau du j^ rincamation md. capitaine Poulet, 8c fit voile pour la France. page 507.

Le Canada avait fait une autre perte considérable mort de .m. loui* Tannée précédente en la personne de M. Louis d'Aillé- d'ailleboust. bouft, ancien Gouverneur général, décédé au Fort de Villemarie, sa résidence ordinaire, 8c qui fut inhumé le i"' de (-l RegiUres de 1.1 juin r5). D'après la Mère Juchereau, il mourut fort chré- P'';?i^.=^J^.^i'>^"^='^i>--.

' , ^ ^ 1" jum ibbo.

tiennement (6), 8c, au rapport de la Mère Marie de Flncar- (6) Hiiioire de thùnation, sa mort fut pour le Montréal une grande perte (7). *^';;^g'^" '^^ Q»ebec, 11 ne laissa point d'enfants, ayant \écu en continence,' ^7)Lett. jS'.p. 53f..

'498 'l" PARTIE. LES CENT ASSOC. ET LA COMP. DE MONTRÉAL.

comme il a été dit, avec madame Barbe de Boulongne,

(i) Hirtoire de l'Hô- SOI! épouse, qui, de son côté, demeura conftamment fidèle

tel-Dieu de ciucbec, ^u vœu Qu'cUe avait fait à Dieu dès son bas àse fi); mais

il eut un héritier de son nom, M. Charles-Joseph d'Aillebouft, son neveu, dont on a parlé, qui épousa Catherine Le Gardeur de Répentigny, & laissa une poftérité nombreuse. Celui-ci fit revivre la mémoire de son oncle, & sembla avoir hérité de Teltime publique & de la considération dont le défunt avait joui à Villemarie (*).

M. BOUCHER, ENVOYÉ AU M. d'Avaugour , après avoir visité les principaux

ROI POUR DEMANDER podcs & pHS connalssauce du pays, ne put s'empêcher DES TROUPES. d'être étonné que M. d'Argenson eût pu le garder avec si

peu de forces & se maintenir dans son gouvernement. Il pria même celui-ci, avant qu'il s'embarquât pour la France, de dire au Roi de sa part que si, dans le courant de Tannée suivante 1662, il ne recevait pas les troupes qu'on lui avait promises, il quitterait son gouvernement, sans (2) Lettres de Marie attendre qu'on le rappelât (2), & peu après il écrivit luii'^-^ '^'"^'"■"a"°n. p- même au Roi pour presser l'envoi de ce secours. En vue de l'obtenir, il disait à ce prince que, après qu'on serait délivré des Iroquois, on pourrait faire en Canada un puissant royaume; & désirant d'appuyer plus fortement ses raisons, il députa au Roi M. Boucher, en le chargeant de ses lettres. Celui-ci, qui résidait dans le pays depuis près (3)Hiftoire véritable de trente ans (3), & avait même été Gouverneur des Trois- & naturelle de la Nou- Riyières, parut être à M. d'Avaugour plus capable que

velle-France. Paris, , i

1664, in- 12. .Avant- persounc pour représenter au monarque les avantages

propos. qu'offrait le pays & les ressources qu'on pourrait en tirer.

Le Roi fit à M. Boucher diverses queftions sur le Ca-

(*) Ainsi voyons-nous, en 1661, les citoyens se réunir pour élire

leur syndic dans la maison de M. d'Aillebouft des Musseaux, qui se

trouvait alors la plus considérable de Villemarie : le séminaire n'étant

Afl* H R ^" P^^ encore hâti. On élut, le 21 novembre, Jacques Teftard de La

set 3 iuillet iG^S Foreft, en remplacement de Médéric de Bourduceau, qui avait occupé

18 i'uil. 1660 2 1 nov' 1'* place de syndic l'année précédente, & avait succédé à Marin .Tannot,

i56i, successeur du sieur Lachapelle, dans le même emploi 4).

DK MONS POLR CON- NAITRE LF, PATS.

DE MONS ENVOYÉ PAR LE ROI. l663. 499

nada (*); il Técouta avec une bonté extraordinaire (i), 8i CoHiitoircvcritabie

•. j t 1 ji ' ■ . & naturelle de la Nou-

promit de peupler le pays, dy envoyer un régiment ,.,iie.K„ncc. Epire Tannée suivante 8c de faire conflruire de petits canots pour dc=dicatoire. voguer sur la rivière des Agniers , résolu de les détruire (2), afin de se rendre maître par là de tout le pays. (2)Lctt. r.4',p.573, Voulant même en avoir une connaissance plus détaillée ''''4- & prendre de sages mesures dans la guerre qu'il méditait, il y envoya un gentilhomme, nommé M. de Mons, auquel il joignit un envoi de colons, le plus considérable qu'on eût vu encore.

De Mons arriva en effet en Canada avec deux gros le roi envoie le sieur vaisseaux portant de trois à quatre cents personnes. Étant monté de Québec aux Trois-Rivières en un jour, il établit de nouveau Gouverneur de ce dernier polie M. Pierre Boucher, qu'il avait ramené de France avec lui, & alla de là à Villemarie. « C'eft le lieu le plus exposé aux Iroquois, « & où par conséquent les habitants sont le plus aguerris, « dit-il dans le mémoire de son voyage. Ils sont si cha- « ritables, que, quand quelqu'un d'eux efl: pris par ces « barbares, les autres cultivent ses champs pour faire « subsifter sa famille. " Dans cette excursion & aux environs de Villemarie, il s'empara adroitement d'un capitaine Iroquois de grande réputation, qu'il conduisit de là à Québec, & dont il parle en ces termes : « C'eft le capi- « taine général des Iroquois, que nos Français ont sur- " nommé Néron, à cause de sa cruauté insigne. Elle l'a « porté à immoler autrefois quatre-^'ingts hommes aux

(*) Le Roi demanda en particulier à M. Boucher si les familles se composaient d'un grand nombre d'enfants (3). Il dut répondre d'une (31 Hiftoire ve'iitamanière affirmative, comme le fait remarquer la Mère de l'Incarna- ble, etc. Avant-propos. tion. « Il efl: en effet étonnant, dit-elle, de les y voir en si grand nom- « bre, très-beaux & bien faits, sans aucune difformité corporelle, si «. ce n'ell par accident. Un pauvre homme aura huit enfants &. plus, « qui l'hiver vont nu-pieds &: nu-téte, avec une petite camisole sur « le dos, &: ne vivent que d'anguilles &. d'un peu de pain ; & avec « tout cela lis sont gros & gras ^4). » C4J Lett.o4',F. 57^.

« mânes d'un de ses frères, tué en guerre, en les faisant <i tous brûler à petit feu ; & de plus à en tuer soixante (' autres de sa propre main, desquels il porte des signes V imprimés sur sa cuisse, qui, pour ce sLijet, paraît coui( verte de caractères noirs. Cet homme a ordinairement (' neuf esclaves avec kii. C'eft un capitaine de grande mine, (I d'une belle prelfance, & d'une si grande égalité & pré- (I sence d'esprit que, se voyant pris & environné de gens Il armés, il n'en témoigna pas plus ci'étonnement que s'il « eût été seul. Interrogé s'il ne voulait pas bien venir avec <i nous à Québec, il se contenta de répondre froidement « que ce n'était pas une demande à lui faire, puisqu'il était « entre nos mains. On le lit donc monter dans notre " barque, où je prenais plaisir à considérer le génie de cet Il homme & celui d'un Algonquin, qui était avec nous, & Il qui portait la chevelure d'un Iroquois qu'il avait tué Il tout fraîchement en guerre. Ces deux hommes, quoique Il ennemis à se manger, s'entretenaient dans cette barque « fort familièrement & en riant, étant fort difficile de I' juger lequel des deux était le plus habile à dissimuler Il ses sentiments. Je faisais mettre Néron auprès de moi à " table; & il s'y comportait avec une gravité, une retenue Il ëc une bienséance qui ne tenaient rien du barbare ; mais Il le refte de la journée il mangeait incessamment, en sorte Il qu'il ne jeûnait que quand il était à table. Enfin je « descendis avec ces prisonniers à Québec, aussi heu- (0Reiationdei6iî?, ii reusement que j'étais monté à Montréal (i). » Après T' ^8, -^u- avoir visité le pays, M. de Mons tomba d'accord de tout

ce que M. d'Avaugour avait mandé au Roi, & de ce que (2} Marie de l'incai-- M. Bouchcr Venait de lui confirmer (2), savoir : qu'on Lettre 64, p. pourrait faire en Canada un royaume plus grand & plus beau que ne l'était l'ancienne France ; & il écrivit même la relation de son voyage pour faire connaître ses avantages plus en détail. Enfin il repartit fort content la même année, se promettant de revenir au bout de huit mois ;3)/*w.,p. 57.) pour continuer ses observations (3), & dans l'espérance d'amener le secours promis par le monarque.

natton.

HISTOIRE DE LA NOU- VF.l.I-E-FRANCt.

Î;CK1T Di: M. BOUCHER. ] Câ')3 . 5()l

Pour hâter son arrivée, en mettant ce prince & ses m. ikidched pi blik so> miniftres plus en état de juger des ressources que le Canada pouvait otirir, M. Boucher composa, en i663, 8.: fit imprimer ensuite à Paris, un petit écrit fort remarquable qu'il dédia à Colbert, miniltre des Colonies, & qu'il intitula pour cela Hijloive véritable & naturelle de la Kouvelle-F rance . C'eft ce qui explique pourquoi il s'y borne à des descriptions de lieux, à l'énumération des animaux, des arbres & de tout ce qu'on trouvait alors dans ce pays, & à. des détails sur les sauvages, principaement sur ceux que la France avait dessein de combattre. 1 parle aussi du climat & de la fertilité des terres : ^ Dès le commencement de mai, dit-il, les chaleurs sont extrêmement grandes, & Ton ne dirait pas que nous sortions d'un grand hiver. Cela ert cause que tout avance, & que Ton voit en moins de rien la terre parée de verdure. C'elt une chose admirable, que le blé qu'on sème dans la fin d'avril & jusqu'au 20 mai s'y recueille dans le mois de septembre, & soit parfaitement beau & bon. L'hiver y elt très-froid, mais c'eft un froid qui elt gai ; & la plupart du temps ce sont des jours beaux & sereins (i). Montroyal, la dernière de nos habitations, (i) Hiiioire < eff située dans une belle & grande île ; les terres y sont "'^''^' '^''-'■' ^'■ I très-bonnes, & produisent du grain en abondance; tout ( y vient parfaitement bien ; la pèche 8c la chasse y sont ( très-bonnes. » Parlant des animaux du pays, tels que 'élan, appelé aussi original, il dit que les mâles portent un bois semblable à celui des cerfs; & au sujet du caribou, que le mâle a le pied fourchu, & qu'il l'ouvre si large en courant, qu'il n'enfonce jamais l'hiver dans les neiges, quelque hautes qu'elles soient (2j. Il fait remarquer que ^.^ Hiiioire les caftors ont l'adresse de conftruire des chaussées que Me.etc.,p.34, l'eau ne peut rompre; d'arrêter par là de petites rivières; d'inonder ainsi une grande partie de pays, qui leur sert ensuite d'étang pour se jouer & pour y faire leur demeure ; & qu'enfin les sauvages qui vont à la chasse ont toutes les peines du monde à rompre ces sortes de chaussées.

venta-

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