‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 345 sur 428 · XXIV · texte numérisé non relu

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NÉCESSITÉ DE DÉFENDRE II 11 j 3 poiiit Icl dc chcvaux, dit-il, car il eft assez

dangereux d'avoir du foin, tant que les Iroquois nous feront la guerre, surtout aux habitations des Trois- Rivières & du Montroyal, où les faucheurs & les feneurs sont toujours en danger d'être tués par les ennemis. Une autre raison qui empêche d'avoir des chevaux, c'eft qu'il en coûterait beaucoup à les faire venir de France, & qu'il y a peu de personnes qui aient de quoi fournir à ces (i) Hiftoire vcri- frais (i). Ou ne peut aller ni à la chasse ni à la pêche

table, cic, p. 1J7. qu'avec Crainte d'être tué ou pris par les Iroquois, qui nous tiennent serrés de très-près; & même on ne peut labourer les champs qu'avec des risques continuels; ils dressent des embuscades de tous côtés, il ne faut qu'un petit buisson pour mettre à l'abri, ou, pour mieux dire, à l'afïut, six ou sept de ces barbares, qui se jettent sur vous à rimprovifte, soit que vous y alliez, soit que vous en reveniez. Ils n'attaquent jamais s'ils ne se sentent pas les plus forts; s'ils sont les plus faibles, ils ne disent mot. Sont -ils découverts, ils quittent tout & s'enfuient; & comme ils sont très-leltes à la course, il eft malaisé de les (2) Hiftoire véri- atteindre (2). M. Boucher, en dédiant cette hiftoire à

table, p. i5o, i5i. Colbert par une épître datée des Trois-Rivières, le 8 octobre i663, s'était proposé de convaincre ce miniftre que la Nouvelle-France méritait véritablement d'être peuplée, & qu'il était jufte d'y protéger les sujets du Roi contre leurs agresseurs ; mais le secours se fit attendre jusqu'en l'année i665, & avant son arrivée il y eut bien du sang répandu, surtout à Villemarie, comme nous allons le raconter en reprenant la suite de la quatrième guerre avec les Iroquois.

NOUVELLES HOSTILITÉS. CONTAGION. 1661. 5o3

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