‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 37 sur 428 · NE.NT LA COLONIE ES ALARME · texte numérisé non relu

NE.NT LA COLONIE ES ALARME

QUOIQUE REPOUSSÉS, Lc couragc que montrèrent les Iroquois dans cette

LES IROQUOIS TIEN- rencontre 8: leur habileté à manier les armes à feu jetèrent les Français dans Tétonnement; &. cette tentative, la plus hardie & la plus audacieuse qu'eussent faite encore ces barbares, augmenta, dans les colons, les alarmes qu'ils leur avaient inspirées jusqu'alors. « L'on a trouvé, « proche de notre nouveau Fort, rapporte la mère Marie de « l'Incarnation, une place où ces barbares ont fait brûler « des hommes; mais on ne sait si ce sont de nos captifs ou (i) Marie de rincar- « d'autrcs (i). » Enfin les Iroquois annonçaient à leurs

nation, p. 365 & 366. • ■ i ■ . u • 'r a.' • a.

'^ prisonniers qu au printemps prochain ils partiraient, au

nombre de sept cents, pour tomber sur la colonie Française, & que les Hollandais, avec lesquels ils traliquaient, (2)Reiationdei6t2. leur avaient promis des secours pour la ruiner (2). La p. idS, ancienne eji- j-|-,^j.g Marie de l'Incamation ajoute aux paroles que nous venons de rapporter : « Sans la rencontre de ce Fort, que « M. de Montmagny venait de faire conftruire, on dit que (( les Iroquois se seraient jetés sur celui de Montréal 8: « sur les Trois -Rivières. » C'était ce qu'on conjedurait à Québec, & avec beaucoup de fondement, à cause delà position avancée de 'Villemarie; mais cette conjecture était fausse quant à ce dernier pofte. Tandis que les Français des Trois-Rivières 8c de Québec étaient dans la crainte, la Providence voulut que ceux de 'Villemarie passassent plus d'une année sans que les Iroquois, qui couraient le fleuve, eussent aucune connaissance de la formation de ce dernier pofte, & qu'ainsi les nouveaux colons eussent tout le loisir nécessaire, non-seulement pour s'établir, mais encore pour se fortifier 8: se mettre en état de repousser leurs attaques, ce qui ne tarda pas d'arriver.

ATTENTION DE LA PRo- Ccttc attciition de la divine Providence ne parut pas

d'une manière moins frappante dans la conftrudion de l'hôpital de 'Villemarie, qu'on avait différé de bâtir. Mademoiselle Mance n'en voyait pas encore la nécessité, comme on l'a rapporté déjà; mais à peine ce bâtiment eut-il été achevé, qu'il se trouva assez de malades 8c de blessés.

VIDENCE , DANS C ONSTRUCTION DE L'iIOPITAL de VILLE- MARIE.

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