HOTEL-DIEU DE "STLEEMARIE CONSTRUIT
pour le remplir, à cause des attaques journalières des Iroquois. On fut même obligé, peu après, d"y ajouter une nou\-elle salle, les deux premières ne pouvant suffire aux besoins; & cette circonftance donna lieu aux colons de bénir Dieu de ce qu'il avait si heureusement inspiré, en leur faveur, la bienfaitrice inconnue. De son côté, mademoiselle Mance admira avec combien de sagesse cette charitable dame avait refusé d'appliquer sa fondation à une mission, ce qui aurait été en pure perte, comme nous le dirons dans la suite. Étant allée se loger dans les nouveaux bâtiments, le 8 octobre 1644, elle écrivit à sa chère fondatrice; & datant sa lettre de Thôpital Saint-Joseph de Villemarie, elle lui disait: « D'abord que la maison où je « suis a été conftruite, incontinent elle a été garnie, & le (I besoin que nous en avons fait bien voir la conduite de « Dieu en cet ouvrage (i). » L'hiftoire militaire de Ville- (i)Hiftoiredu.Montmarie, que nous avons maintenant à raconter, jufîifiera '^^^''P^^^-'^''^^^^^'^''
' '^ ' Lasson, 164.', 1044.
de la manière la plus inconteftable & la plus frappante cette étonnante promesse que les Associés de Montréal, en 1643, avalent faite avec tant de confiance : qu'en établissant une colonie dans leur île, ils protégeraient par là Québec & tout le refte des établissements Français (2); 8: (2) Les vuritahies cette hiltoire montrera, en même temps, ce que la Foi ™°"f'i'^'-"' chrétienne peut inspirer de dévouement 8: de courage héroïque à ceux qui ont tout sacrifié pour la propager 8c pour la défendre.
Il eft vrai que l'absence de monuments écrits nous a les uelatioxs ayant privés de plusieurs traits de valeur qui illuftrèrent Ville- ""^ passer sols si-