HOMME
(2) Relation de 1645 Contre Ics colous. (1 Au commencement de cette année p- 18- « 1645, nous eûmes diverses attaques de la part des Iro-
(( quois, dit M. Dollier de Casson, & Dieu nous fut tou- « jours favorable. » Les colons tuèrent même bien des ennemis, dont les corps furent enlevés ou cachés par ces barbares ; & par la sage conduite de M. de Maisonneuve, Villemarie ne perdit pas un seul homme dans tout le cours de cette année, malgré les hoftilités continuelles des Iroquois. Il arriva, un jour, qu'une bande de ces barbares, étant venus pour faire quelques coups, l'un d'eux, après que tous nos travailleurs s'étaient retirés au son de la cloche qui les appelait pour dîner, s'approcha de leur chantier, monta sur un arbre fort épais & s'y cacha, dans l'intention de tirer de là .sur quelqu'un, s'il en trouvait l'occasion. Mais après le dîner, la cloche ayant sonné de nouveau, il vit que les travailleurs armés revenaient tous ensemble à l'ouvrage, & se mit à considérer de tous côtés quel serait l'endroit le plus favorable pour en surprendre quelqu'un. Fort heureusement pour les travailleurs, qui n'avaient pas aperçu ce sauvage, ils placèrent, pendant leur travail,- un corps de garde sous l'arbre même où cet Iroquois s'était caché, ce qui fut cause qu'il refta là immobile, sans faire aucun bruit, quoique grandement effrayé; & il attendit que les travailleurs se fussent retirés pour descendre. Après la conclusion de la paix, dont nous