RUPTURE DE LA PAIX
PCUR FAIRE I A PAIX, H.DEMONTMAGNY DE-
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La guerre avait diminué le commerce avec les sauvages alliés, qui n'apportaient plus, comme auparavant, des
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CAPTIFS AUX iiLRoxs, pelletcnes aux colons : ce qui devait réduire le pays à une dm LES m REfu- grande détresse. En vue de prévenir ce malheur, M. de Montmagny cherchait quelque moyen pour faire la paix avec les Iroquois; le plus efficace eût été de leur rendre des prisonniers de leur nation ; mais il n'en avait aucun à leur offrir. Ayant appris que des sauvages alliés, qui se trouvaient aux Trois-Rivières, venaient de prendre à la guerre quelques Iroquois, il se rendit dans ce porte; 8c, à Taide de présents, il retira des mains des Algonquins un captif, déjà cruellement tourmenté par eux. Les Hurons en avaient deux autres ; mais ils refusèrent de les lui remettre, malgré tous les présents qu'il avait fait étaler dans la cour du Fort. L'Lin des capitaines Hiirons lui dit même à ce sujet, d'un ton plein de fierté & de fâcherie : « Je suis homme de guerre, & non marchand; je suis « venu pour combattre, & non pour trafiquer ; ma gloire « n'eft point de rapporter des présents dans mon pays, (c mais d'y amener des captifs : je ne puis donc toucher (( ni à vos haches ni à vos chaudières. » Un autre capitaine Huron, pour adoucir ce qu'il y avait d'acerbe dans ce discours, dit alors à M. de Montmagny : « Ne te fâche « pas : ce n'eft pas par désobéissance que nous agissons H de la sorte, mais par la crainte de perdre l'honneur & la