PAIX. LE PÈRE JOGUES A AGNIÉ
pendant, d'y faire un second voyage & d"y commencer
une mission. Si ces barbares pressaient ainsi les Français
de partir, c'efl: que déjà ils leur avaient appris qu'une
troupe d'Iroquois des autres nations étaient en marche
pour attendre les Hurons au passage : « Nous ne pen-
« sons pas, ajoutèrent-ils, s'adressant aux députés, qu'ils
(I vous fassent aucun mal; mais nous craignons pour les
« deux Algonquins qui sont avec vous (i). » Cependant (O Relation de 1 64^3,
les sauvages d'Onneiout 8: d'Onnontagué, qui s'étaient
mis, en etfet, en campagne, avaient dessein de tomber
sur les Français aussi bien que sur les Hurons & les
Algonquins, & ils commencèrent par ces derniers, comme
nous allons le voir au chapitre suivant.