‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 77 sur 428 · BRULE · texte numérisé non relu

BRULE

LEMARiE PRIS ET MIS André, dcux Français, s'étant un peu écartés de Villemarie, furent pris par les Iroquois & emmenés par ces barbares. « Nous en avons demandé des nouvelles aux cap- « tifs échappés du pays des Agniers, dit le P. Lallemant : « ils n'en ont eu aucune connaissance; ce qui nous fait « conjedurer que, s'étant peut-être déliés pour s'enfuir, (I ils ont été repris & assommés, ou qu'ils sont morts de « faim & de froid, dans les bois; ou qu'enfin ces perfides, (I ce qui est plus probable, ne trouvant pas de vivres à « leur retour, car la saison était mauvaise, les auront tués « & mangés en chemin. Le bruit a couru qu'on avait vu « leurs chevelures dans le pays des Iroquois. » Un de cette nation, qui fut pris ensuite par les Français, interrogé sur le sort de ces deux prisonniers, répondit qu'on ne les avait point amenés dans son pays, que leurs chevelures seulement y avaient été apportées, & il nomma ceux des (0 Relation de I G.) 7, Iroquois qui Ics avaient massacrés l'un & rautre(i). Nous P-74- ignorons les noms de ces deux vidfimes, attendu que

n'ayant point été inhumées à Villemarie, les Pères Jésuites, selon leur coutume, ainsi que nous l'avons fait observer déjà, ne les ont point mentionnées dans le regirtre des sépultures. Au commencement de cet hiver, les Iroquois pillèrent le Fort Richelieu, laissé sans soldats par M. de Montmagny, & le brûlèrent ensuite, disant par raillerie (2)DoiiicrdeCasson, qu'il n'était que de bois (2); puis, au mois de mars 1647, 1646, 1647. s'étant divisés en plusieurs bandes, ils allèrent en guerre

de toutes parts.

HOSTILITÉS DES iRo- Le 5 du même mois, deux Algonquins, partis des Trois- Rivières avec deux femmes pour prendre, à quatre ou cinq lieues de là, la chair d'un élan qu'un Huron avait tué, furent aperçus & pris par une bande d'Iroquois. Mais, dans l'espérance, sans doute, d'éviter une mort cruelle, ces perfides captifs leur firent connaître l'état des Français aux Trois -Rivières & les endroits où les Algonquins étaient allés pour leurs grandes chasses depuis peu. Le lendemain 6, qui était le jour des Cendres, comme tous les

Q.UOIS AUX TROIS-EI- VIÈRES,

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