‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 89 sur 428 · GUERRE. CONVOI CHEZ LES HURONS · texte numérisé non relu

GUERRE. CONVOI CHEZ LES HURONS

quois, » quoique sa grande pudeur lui donnât une crainte épouvantable de ces barbares (i). p

(i) Relation de 1C4S,

XXV r.

SrRUiT AVILLEMABIE.

Après que ces Hurons eurent fait leur traite, ils se re- r.Es français vont avec mirent en canot, pour retourner dans leur pays, & emme- ^nL''LÉs'"HURONrnèrent avec eux, outre le P. Bressani, quatre autres premier moulin con- Jésuites & un de leurs frères, accompagnés de vingt-cinq ou trente Français, qui tous, par un courage vraiment chrétien, osaient entreprendre ce voyage, malgré les périls qu'ils avaient à redouter. Cette petite armée de Hurons, arrivée vers la pointe de l'île de Montréal, se divisa en deux. Les uns passèrent par Villemarie, comme ils l'avaient promis à M. de Montmagny, & les autres prirent la rivière des Prairies, qui leur offrait un chemin plus court & plus facile (2). Ceux qui passèrent par Villemarie (2)^Reiationdei64S, furent, sans doute, les seuls sauvages alliés qu'on y vit paraître cette année-là ; du moins, le P. Lallemant assure qu'il n'y resta qu'un seul sauvage qui était aveugle, & encore n'y fit-il pas un long séjour; car, ennuyé d'y être seul de sa nation, il descendit aux Trois-Rivières, malgré les dangers qu'il avait à courir pour se procurer cette légère consolation. Cette année 1648, M. de Maisonneuve fit confiruire le premier moulin à vent qu'il y ait eu dans l'île de Montréal. 11 l'établit près du fleuve Saint-Laurent, dans le voisinage du Fort ; ce qui le fit appeler depuis Moulin du Fort. Son dessein, en élevant cette conflruction, était non-seulement de fournir aux colons un moyen plus facile pour moudre leur blé, mais encore d'avoir par là une redoute avancée : car le moulin devait servir à ce double usage. On eut soin d'y pratiquer des meurtrières pour se défendre en cas d'attaque : c'est ce qui fait dire à M. Dollier de Casson qu'on le construisit « pour narguer davantage les Iroquois, leur donnant par là à comprendre que ce boulevard public (Villemarie), n'était pas menacé d'une ruine prochaine, malgré tous leurs efforts: & que, de leur côté, les colons étaient bien loin ,„^ ^ „. , ,,

^ ' T- ' ' . (i) Dollicr de Cas-

d'abandonner aux Iroquois ce champ de gloire (3). n son, 1C47 à iû4'--.

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