‹ Histoire de la colonie française in CanadaChapitre 91 sur 428 · GUERRE. ADMINISTRATION DE LA COLONIE · texte numérisé non relu

GUERRE. ADMINISTRATION DE LA COLONIE

suites ou de Tévéque, lorsqu'on aurait érigé un Siège épiscopal en Canada, enfin du Gouverneur particulier de Villemarie, ou de son lieutenant, en son absence. Mais, en pratique , le Gouverneur général pouvait être trèssouvent le seul arbitre des affaires & représenter, au fond, tout le conseil ; car le Gouverneur particulier de Villemarie, faisant sa résidence à soixante lieues de Québec, ne pouvait que difficilement, dans fétat d'alarmes continuelles où était alors sa petite colonie, se déplacer fréquemment sans exposer sa vie ni sans compromettre le sort du pofte qui lui était confié ; & de son côté, le Supérieur des Jésuites pouvait être obligé à des courses lointaines pour le bien des missions. D'ailleurs, ce Religieux eùt-il été présent à Québec, la voix du Gouverneur, en cas de conflit, aurait toujours eu la prépondérance. 11 eft vrai que le Général de la flotte, ainsi que les syndics de Québec, de Villemarie & des Trois-Rivières pouvaient entrer au conseil; mais, dans ce cas, les syndics n'avaient voix délibérative que pour les objets relatifs à leur communauté particulière, & le Général de la flotte, que pour ce qui regardait sa charge. D'où il résultait que le Gouverneur général pouvait être lui seul, en bien des circonftances, l'arbitre souverain des affaires du pays.

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