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III. Imperticata ou Intrezzata

Danse avec des baguettes ornées de rubans, qui se fait à Naples, surtout dans le temps du carnaval (3).

Ora su, Maste, veccoce allestule, E ccà volimmo correre e fà danze :

Vuje mo sonanno cetole, e liule Faleve nnanze,

0 lu de ss' uocchie visciola e popella , Cecca mia cara , affacciate da lloco , E sta ntrecciata sbrerineta, tu bella, Vide no poco.

Ma vecco comme zompo , e comme sauto De chisto calascione ad ogne trillo , Che faccio zumpe raiezo miglio ad auto Chiù de no grillo.

Oh! che gran saute Mineco mo face!

CiarduUo attuorno rociola, e se svota : Le moccaturo Tontaro me dace Pe fa la rota.

Che schiassià de zuoccole fa Pinfa !

Corne se move teseca Justina !

Ma chiù se cerne , e cotola sta Ninfa , Dico Masina.

(1) T. II, p. 89. p. 135, et Rehfues, Gemahlde von Neapel,

(2) La Salade; dans M. de Coussema- t. II, p. 108. L'auteur, Francesco Balzano, ker, Chansons populaires des Flamands de qui écrivait sous le nom de Filippo Sgrut- France,Y>. 338. tendio, vivait au commencemeot du dij-

(3) Dans Galiani , Dialetto napoletano , septième siècje,

Slienne sfa mano ; scolola sta gamma; Fa repolune , e volate a la mpressa!

Nina, a te dico, sientemc Madamma Vocca de sguessa.

Orsù lassammo pettole , e lovaglie; Giuvene e Ninfe, e nzcmmora pigliate Co li chirchiette, scisciole, e sonaglie Nude le spade.

Oh! bravo afîè! De Iruono ca mo jammo ; Passa lu prieslo , Mineco, da solta; Sbatle sli piede , Tontaro , e nuje ntrammo Tutt' a na botta.

Oh! bella chiorma! Secota mo attuorno; Priesto, Ciardullo, votafe da ccane; Eilà me vuoje rompere no cuerno, Auza ste mane.

Ora su basta, scompase sto juoco ; Sia tulto chesso a gloria de Cecca , Cecca de ss' arma sciaccola de fuoco Anze na zecca (1).

(l) Ce patois est si difficile à comprendre quand on n'en a pas l'habitude, que nous avons cru devoir ajouter une traduction française.

Attention, Messieurs, nous sommes tous prêts ; voilà que nous voulons faire assaut et danser ; vous qui jouez de la guitare et du luth , marquez la mesure !

0 toi, pomme et cerise de mes yeux, Cecca ma chérie , montre-toi à cette fenêtre, et regarde un peu , ô ma belle , cette morisque flamboyante.

Vois comme je bondis et comme je saute à chaque mesure de la danse ! Quels bonds je fais, longs d'un demi-mille et plus hauts que ceux d'une sauterelle !

Oh ! Quels grands sauts fait Mineco ! Ciardullo tourne sur lui-même et pirouette : donnemoi le mouchoir, Tontaro, que je fasse la roue.

Quel bruit fait Pinfa avec ses sabots ! Comme Justina se remue droite ! Mais celle qui serre les épaules et se balance le mieux , est celle-ci, j'entends Masina.

Prenez-vous la main; secouez la jambe, faites un saut et retournez-vous aussitôt ; c'est à toi que je parle, la fille ; écoutez-moi , Madame Couche-de-Travers.

Maintenant, laissons le bas des jupes et les mouchoirs, garçons et fillettes; passez les

doigts dans les castagnettes et faites sonner les épées nues.

Oh ! Bravo sur ma foi ! Plus de bruit encore ! Vite une passe , Mineco ; tends ton épée : frappe la terre du pied, Tontaro , et nous, partons tous ensemble.

Oh ! Belle compagnie ! Trémoussez-vous en rond ! Vite ! Ciardullo , tourne-loi de ce côté, holà! Si tu ne veux me rompre une corne , hausse la main.

Maintenant, c'est assez! Le jeu va finir : qu'il soit tout à la gloire de Cecca, de Cecca, la torche incendiaire de mon cœur, ou plutôt sa teigne !

Dans le patois de Naples, comme dans les autres, la forme et même le sens des mots sont très-peu fixés, et le Vocabolario de Galiani et de Mazzarella-Farao est fort insuffisant à tous les points de vue. Nous avons donc été forcé de traduire plutôt au juger qu'avec une rigueur philologique. Ainsi, pour donner une idée des libertés que nous avons prises, le Zecca du dernier couplet signifie littéralement Morpion, mais comme le Vocabolario donne cette explication : Diciamlo pure d'un gran seccante, che non ci possiam levar d'intorno, nous avons cherché à traduire par un équivalent qui ne fût pas aussi répugnant.

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