V. 274. aliquid facete et commode dicant; Cicéron
(4) Ainsi, par exemple, au lieu de AuTauToç In Verrem , iv, par. 43. Siculi quidem il disait AjTOTtpo; «jtwv, et B'.itxàCw au lieu de ut suât lascivi et dicaces j Quintilien, 1. VI, BaTîTi^o). Artémidore, d'Athènes, ne tarda pas ch. m, par. 41.
à un public plus lettré et plus rassis , il y joignit la parodie d'expressions, peut-être même de situations dramatiques généralement connues (1). Le rhythme n'avait aucune autre prétention que d'être bien facile et bien simple : c'était celui qui s'associait au mouvement naturel de la langue, et que sans y penser on suivait en parlant (2). Quelquefois cependant sa cadence devenait plus artificielle et s'accentuait davantage (3) : sans doute, comme à l'origine de presque toutes les littératures, les habitudes de l'oreille ne lui imposaient point de forme particulière, et il lui suffisait de donner à son style plus de solidité etd'harmonie. Composées pour une population de race dorienne, ces comédies se conformaient naturellement à ses usages et parlaient la langue qui lui était propre (4). Si, contre toute attente, les caractères n'en sont pas aussi marqués que dans des œuvres moins exclusivement destinées au peuple , c'est que nous n'en possédons plus que de courts fragments , disséminés et comme noyés au milieu d'ouvrages écrits dans un autre dialecte. Par ce besoin d'unité que l'homme porte instinctivement dans ses œuvres, sans la complicité de l'intelligence ni de la plume, les différences les plus sensibles devaient quelquefois s'amoindrir, et les plus faibles souvent disparaître. Une langue aussi peu cultivée ne saurait d'ailleurs avoir de grammaire officielle. Les exceptions y détruisent les règles, et la plupart des règles ne sont elles-mêmes que des anomalies et des hasards. Si mal connue que soit l'histoire des dialectes grecs, on sait cependant qu'ils s'étaient détachés d'une souche commune ; d'an-
(1) Athénée, 1. xv, p. 698 C; le Scoliaste (3)SelonHéphaistion, Enc/ictV!dîon,p.45, d'Eschyle , ad Eumenidum \. 629. les Danseurs et le Chanl de victoire auraient
(2) Le vers trochaïque de quatre pieds et été écrits tout entiers en vers anapestes, l'ïambe de trois que l'on ramenait à la même (4) Jambliquc le dit positivement, Pytlinuiesure en glissant légèrement sur la pre- gorae vita, par. 241 , et cela ressort de la niière et la dernière syllabe des vers trochaï- nature des choses. M. Ahrens , De Dialecto ques. no>.)>ot [xtTpa laïA^ixà XaXoûffiv oùx elSôToç, dorica , p. 423, l'appelle mitior doris : disait DémétriusdePhalère, par. xLiii, p. 38, voy. Grysar, De Doriensium comocdia , éd. de Glasgow, 1743. p. 423 et suivantes.