‹ Histoire de la comédie ancienneChapitre 43 sur 129 · V. 177. ces comédies comme désœuvrés toutes litté · texte numérisé non relu

V. 177. ces comédies comme désœuvrés toutes litté

(2) 0. Millier l'a parfaitement reconnu raires, destinées aux plaisirs d'une classe

[Die Dorier, t. Il, p. 151 ), et le fragment aristocratique, Wyttenbach était allé encore

(lu Naufrage d'Ulysse ( dans Diogcue de plus loin dans cette mauvaise voie : il n'y

Laërte, l. m, ch. H'> j et le titre de quelques voyait que des thèses et des arguments de

pièces {Heraclite; dans Bekker, Ànecdota , philosophie; Opuscula, t. Il , p. 537. t. I, p. 83 i Logos et Loginna; dans Athé-

s'élevaient par delà les nuées et se perdaient dans une morale sublime : il fallait, pour y atteindre, l'aile d'aigle, les aspirations mystiques et le génie austère de Pindare. Plus impuissante encore que les autres genres de littérature à se passer de données prises sur place, et des sympathies poétiques que lui refusait une Société si pratique et si mal aménagée , la Comédie ne pouvait s'y produire que dans sa gangue, morcelée en pochades sans verve, sans profondeur et sans originalité. Épicharme lui avait donné presque aussitôt tous les perfectionnements dont elle était susceptible : l'esprit littéraire, l'élégance du style et des intentions élevées. Bientôt même elle renonça aux velléités d'imagination qu'il y avait introduites (1) et redevint ce qu'elle était d'abord : un simple dialogue à peine mesuré (2). Elle répudia les exagérations de la Caricature (3), s'interdit l'invention comme trop désordonnée et trop arbitraire, et ne se proposa

(1) Mimus est sermonis cujuslibet et motus sine reverentia , et factorum vel turpium cura lascivia imitatio, a Graecis ita definitus:

MîjaÔ; èffTtv iJLl]Ar,(nç ^iou , t4 tï (TUYXE}^upv)u.tva xot

àauvyfwji/j-ra ■TCôpii^ojv ; SuétoQe , De viris inlustribus poetis, p. 13, éd. de ReifTerscheid. On cite cependant parmi les Mimes de Sophron, que nous avons ici en vue, un Prométhée ; mais ce mot était sans doute pris dans un sens littéral et signifiait le Potier ou l'Homme prévoyant. Un autre titre semble indiquer un sujet de fantaisie : Tal y'''''*^''-'? «' xàv 6tov cpavxi iSîXàv ; mais il y avait là probablement une allusion ou quelque jeu de mots que notre ignorance des idiotismes particuliers au peuple de Syracuse ne nous permet plus de comprendre. Quant à la Belle-Mère, attribuée par Athénée, 1. m, p. 110 D, à un Sophron , qui n'est peut-être pas l'auteur des Mimes, rien ne prouve que ce soit plutôt une comédie d'imagination qu'une esquisse d'après la vie : voy. Eustathius, p. 1457, 1. 24, et Démétrius , De Ehcutione, p. 1 54.

(2) Leur rhythme était une sorte de cadence intermédiaire entre le mètre et la prose (Ol xaxaXoYâ'îïiv \6.i>.Soi ■ Athénée, 1. x, p. 445 B; olov ô TpoTtoçToioJTOî xtt't ô 7>6 foç) ^ qul se retrouve dans toutes les littératures populaires : voy. Athénée, 1. xi , p. oOo C; VEtymologicum

magnum, s. v. 'ïyiïÎç; le grammairien publié par Montfaucon , Bibliotheca Coisliniana, p. 120, et Hermann, ad Arisiolelis Poeticam , p. 93.

(3) 'Ev T<]> iAvii)ii.oviuo(xivu |Ai;a.o) , disait Athénée , 1. X , p. 4 52 F ; il ajoute que les acteurs n'avaient pas de masque : jj-i;jiwv aÙToitpôffuicoç ùiîoxpirrjî , et tout confirme ce témoignage. Ils étaient, selon Tzetzès, dialogues [Chiliades, 1. X, v. 1001); Démétrius les appelait des drames (voy. la note suivante); il comparait Sophron pour ses moqueries , non à Archiloque, mais à Aristophane [De Elocutione, p. 128 ), et un écrivain de peu d'autorité personnelle , mais ayant à sa disposition d'anciens documents qui ne nous sont pas parvenus, Solinus, disait en parlant de la Sicile : Hic pi'imum inventa est comoedia; hic et cavillatio mimica in scena stetit; Rerum memorabilium cap. v (xi). Il semble même résulter de ce passage d'Athénée que l'on jouait les Mimes sans appareil scénique, comme les Planipédies romaines : iv toïç xûx).otî iiîouïTo xàç (xtiAiiatiç , et ce n'est pas sans raison que les amuseurs publics de bas étage qui les récitaient , les mimes , comme on les appelait , étaient assimilés aux histrions : voy. entre autres Plutuique, De Tranquillitate aniini, par. xx; Moralia, p. 579.

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