DOCTOR
Fifleen pound , it is my fee ,
The money to lay down.
But, as HIs such a rogue as thee I cure for ten pound.
1 carry a Utile boltle of. aUcumpane, Hère Jack , take a little of my flipflop (i) ,
(1) ^Uiirdc longue vie : ce mot' manque dans le DicUonmry ofarchaic and provincial tDordSf de Halliweli.
Pour it down Ihy tïplop (i)\ Rise up and flght again.
( The Doctor performs his cure , tfte fight is renewed , and Ihe Dragon again killed,)
SAINT GEOBGB.
Hère am l , St George ,
That woi'thy chaofipidn boîd ,
And with my sword and spear
I won three crowns of gold. '
I fottght the fiery dragon,
And brought him to the slaughter;
By that I won fair Sabra,
The king of Egypt's daughter.
Where is the man, that now wiîl me defy? ril eut his giblets flill of holes, and makea his buttons fly (2).
THE TUBKISH KNiG^t AdV1N(^E8.
Hère corne I, the Tarkish knight,
Corne from the turkish land lo fight;
ril fight St George, who is my. foe-,
ril make him yeld before 1 go ;
He brags lo such a high degreè ,
He thinks there's none can do the like of he.
SAINT GBORGB.
Where is the Turk, that will before me stand? l'II eut liim down with my courageous hand.
{They fight, the Knight is wer corne, and fait onone knee,)
TDRKISH KNIGHT. '
Oh! pardon me, St George, pardon of thee 1 crave; Oh 1 pardon me this night , and I wlH be t6y sïave.
SAINT Glfi(yttOB.
No pardon shalt thou hâve , while I hâve foot to stantf^ So rise thee up again, and fight ont sword in htind.
{They fight again, and the Knight is kitled\ FathétVhrittmas
calUfor the Doctor, with whbmthesame dialogue occurs
as before , and the ettre is perfûrmedi)
(l) Tète ott peut-être Estomac : littérale- (2) Il y a dans ce vers des calembours
ment , La partie la plus précieuse de sa per- intraduisibles ; on dirait en français : Je lui
sotitte'.' Ce «KM né sé'tMuté pâS'^Mf pfc» oihfriirMi àk bootonnîètéâ dâMs'Ia doEUblul^ti
dans le dictionnaire de M. HalliweU. de sa chemise, et ferai voTéV kif TeniAûlé^ '
APPBMI^ICE.. 431
KRTER TBil 6IANT TDRPINr
Hère corne K the Giant; bold Tar4>ia i» my nartfé. And ail the nations round do tremble at my famé. Whcre'er I go, they tremble at my sfght, No* lord. nM" cbampion long.wUh me i^ould fight»
SAINT «BOROB.
Hèire^s' one that daires to look thee in thè fkee ,
And sQoiiMwiHiMBd thee to another place. .
( They. fight , and the Giant is killed , médical aid is eaUed in as before, and the cure performed by the DoctoVy wlu^ ihtKi jiteording to the tta^ dimtionif is givin a bmtin of girdi^ grout (1)» and a kick^ and driven out,)
FÀiHBR CHiiisniAa. .
Nowv Jafies «Bd gentlemen; yoor speirl'is moat esdedi So prépare for the bat, which is highly commended. The bat it would speak , if it bad but a tongue : GoMWdbroirin yo«r mooegr^ anëthlrik^it no<wniiig»'
Vv Les Obo1I)Ia^i(2).
Le lendmnam'da'îouroù Tbn eut personnifié lé^ dîteu^; etf Ie»"Concev»nt'à-son 'imagej là logique fut plus fôrté que lëâr enseignements dés prêtres; on>les crut aussi animés dé ses* passions, sensibles à ses goûts et désireux de ses plaisirs. II ne fut p]Us p^rmia aux dévots de sVpprochèr lés maiiis vides dé leur» autels (3). C'eût été leur manquer d'égards, et on les supposait
(1} Gitdy'ne se trouTe pas dans les die- Pauly, et celui de VAUgemeine Encyclopà'"
tionnaires, mais comme Girdbrew signifie die, m* p., t. Y, p. 351 , n'a aucune va*
Bouillie (grossière) à Teau , nous traduirions leur. Dans son Der Baumkullus, p. 00-88^
volontiers. Une écuelle.de purée (grossière) M. Bôtticher a réuni un certain nombre de
sans beurre. Le patois de Cornouailles ajoute faits avec son érudition ordinaire ; mais l'or-
Tolontiers un y à la fin des mots : Dacky, dre et les idées y manquent un peu, et I9
Milky^ Talky^ Thicky. vraie connaissance du sujet n'y a pas beau-
(2) Nous ne connaissons aucun autre tra- coup gagnée rail spécial sur ce curieux sujet que le Mé- (3) Non apparebis coram me vactnis ;
mojrei insignifiant de Wallen, De OscilUa Exode, ch. xxiv, v. 15, et Deutétonom»f
Bàkicho suspendi solitis , Abo , 1 8 1 5 . Il n'y ch. xvi , v. i 6. a pas même d'article dans Y EncyclopU^ie de
beaucoup plus enclins à accueillir favorablement les prières quand on avait soi-même prévenu ou satisfait leurs désirs : on leur donnait par spéculation autant que par respect, pour mériter d'en recevoir. Rien ne semblait trop précieux à cette dévotion doublée d'intérêt personnel : c'était un crédit que ron croyait s'ouvrir sur leurs bienfaits, et on leur apportait le plus possible pour en obtenir davantage. On choisissait donc de préférence les animaux les plus utiles et les plus chers (1), et, pour les leur offrir réellement, il fallait en répandre le sang au pied des autels (2) : c'était le sacrifice qui faisait l'offrande. L'homme lui-même n'était pas à l'abri de ces meurtres sacrés : on le regardait comme la victime d'élite , et Ton se plaisait à en rehausser encore la valeur en immolant des princes de sang royal, de vaillants guerriers ou des vierges dans tout Téclat de leur beauté (3). Encore de nos jours les Thugs offrent par l'assassinat, à une divinité altérée de sang, des victimes humaines dont ils s'imaginent augmenter le mérite en courant euxmêmes le risque d'une mort violente (4), et le Gouvernement anglais s'efforce d'abolir dans le Ehondistan l'usage de sacrifier solennellement, pour obtenir d'abondantes récoltes (5), des vies d'hommes que Ton croyait plus agréables au dieu de la terre (6)
(1) Sanctifica mihi omne primogenitam encore : il réclamait comme loi appartenant quod aperit TuWam iu filiis Israël , tam de en propre tous les premiers-nés du sexe mashominibus quam de jumentis ; £j:ocl0, ch. xii, cuIid ; Exode ^ ch. xni, y. 12.
V. 2 . Voy. Ghillany , Die Menschenopfer der (4) Voy. le livre publié à Londres en 1 851 ,
alten Hebràer; Nuremberg, 1842. sous le titre de Illuitrations of the history
(2) Anima enim omnis carnis in sanguine and practices of the Thugs. On en était venu est, dit le Lévitique (cb. xvh, t. 14 ; peut- à croire que les souffrances de la victime être le Purpuream vomit animam de V Enéide, étaient agréables au Dieu : voy. Campbell, A 1. IX, V. 349, se rattacbait-il à cette croyan- personal narrative ofthirteen years' service ce) , et les Perses croyaient que le dieu ne amongst the wild Tribes of Khondistan for voulait rien que l'âme ('l''>*X'ï) de la vie- the suppression ofhuman sacrifice, ^. iî6y time; Strabon, 1. xv, p. 1065, éd. de 1707. et M. Russel, Report, p. 54-56.
En grec, alyLàaata Toù; ^u|ioù; , littéralement , (5) Les prêtres disent en immolant la vic-
Ensanglanter les autels, signifiait Faire des time, appelée ilfertaA : 0 God, -we offer Ibis
sacrifices ,« Consacrer, U^oiiw. Le vieil al- sacrifice to you ; give us good crops, seasons,
lemand appelait iriême encore un Prêtre, and health; Athenœum, n* 1881, p. 635. Blutkerl, littéralement, Homme de sang. (6) Tado Pennor : il est représenté par
(3) Le dieu des Juifs était plus exigeant un paon.
quand on les avait achetées à prix d'argent el payées plus cher (1). Mais avec les progrès de la civilisation les mœurs se sont adoucies : en les faisant à son image on suppose bientôt les dieux plus sensibles à nos souffrances, et Ton renonce peu à peu à des formes d'adoration si barbares. Le peuple hébreu luimême, malgré la brutalité de son attachement aux traditions de ses pères et sa dureté de cœur, admit des compositions avec le ciel et des compensations moins sauvages (2). Les Grecs devaient répudier plus complètement ces holocaustes de sang : leur imagination si vive et un peu féminine était trop douloureu- ^sèment impressionnée des souffrances physiques pour ne pas vouloir idéaliser le culte et remplacer les sacrifices réels par des symboles qui satisfissent également la foi et autorisassent les mêmes espérances. Au lieu* de victimes humaines on immola d'abord des animaux, ordinairement des chèvres (3), dont le sang aussi rouge trompait les spectateurs ; puis cette illusion parut elle-même trop poignante : le peuple mit aussi dans le culte cette poésie riante qui lui était si naturelle, et substitua aux animaux des images en cire (4), des gâteaux de farine qui en reproduisaient la forme (S) ou simplement des
(1) Voy. le IWre tout récent du géaéral genia in Àulide ^ v. 1 587-1 589. Cette subs- Campbell que nous citions tout à l'heure. titution amiable a eu lieu partout, inéme dans
(2) Primogenitum asinimutabis ove : quod l'Inde : voy. Campbell, l. /., p. 73, et Edinsi non redemeris, interficies. Omne autem pri- burgh Review^ t. CXXII , p. 392. mogenitum hominis de fiiiis tuis, pretio redi- (4) Et sciendum in sacris simulata pro veris mes ; Exode, ch. xiii, v. i 3 . In sacellum Ditis accipi ; unde quum de animalibus quae difliarae Saturni cohaerens oscilla quaedam pro cile inveniuntur , est sacriQcandum, de pane suis capitibus ferre (docuisset) ; Macrobe, vel cerafiunt; Servius, ad Aeneidos 1. it , Satumaliorum 1. I, ch. xi, p. 241 , éd. v. 116 : voy. aussi ad\. iv, v. 512, et cide i 670. Pilae et viriles et muliebres effigies dessous, p. 434, note 2. On se servait quelin compitis suspendebantur Compitalibus ex quefois pour ces imitations de graines de lana, quod esse deorum inferorum hune diem concombre ( Zenobius ; dans les Paroemiofestum, quos vocant Lare», patarent; qui- graphi graecij t. I , p. 116) et de suif; bus eo die tôt pilae , quot capita servorum , Aesopi Fabulae, fab. xxxvi : car nous ne tôt effigies quot essent liberi, ponebantur : ut voyons aucune raison sérieuse de lire Tmitiywq vi vis (sic enim invocantur) parcerent , et es- au lieu de ortativoyî pôaç. Voy. Pollux , 1. vi , sent bis pilis et simulacris content!; Festus, par. 76.
p. 207, éd. de Lindemann. (5) Plutarque , Dehide et Osiride^ ch. xxx
(3) Il suffira de rappeler le sacrifice d'A.- et l (un âne et un hippopotame); Lucullus^ braham ; Euripide , lofij v. 231-244, et Iphi- ch. x (une vache) ; Suidas, s. v, ^oû; t6$o|AO( ,
Truils (1). Les sacrifices les plus coûteux et les plus révoltants ne furent plus alors qu'âne modeste et innocente offrande. Sous le béuéfice de celle transformation, ils se multiplièrent et entrèrent assez profondément dans les hatiitudes du ntQiide ancien pour qu'an les retrouve à peine déguisés dans les usages populaires du moyen âge (2). De qds jours encore on confectionne à certaines fêtes des gâteaux qui se rattachent certaine^ ment par leur forme à des traditions sorties du paganisme (3), et peut-être même conservent à leur insu un arrière-sQtivenir des victimes humaines (4).
Bacchus qui présidait aq développement de la vie, qui dcn-^