‹ Histoire de la comédieChapitre 111 sur 116 · V. ,.. Ml. 1026. Wi.-.T.»gmBsil même · texte numérisé non relu

V. ,.. Ml. 1026. Wi.-.T.»gmBsil même

MontmmU deir fwHtato anheologico , 1. VI, pi. iiiT,fig. (. Voilà pourquoi leA

i 1. Coi> Uil«iiui eu forme d'ininial «t Vic-

cierges nnl j«ué «t jouent encore ou si grand

numenO figurés Boni beaucoup Irop multi-

rflle dus le culte : »ïeo une différence d'ae-

pliées pour qu'il wil uÉcessiire d'en indiquer

l'oreille puisqu'elle dispiraisEait au génitif.

sucun eiempLo : nous citerons Beulcnient de

♦-( sipiiBaît à 1, Fols Houiqa et Luraièra,

philiuts, t. Il , p. 106. Un eiemple de ces

Cierge allun,é.

(î) Sicprp hoie, sic pro equo, aie pro

dire , suus noi jeui. I! j a >inf t ans , les maî-

o«e, oscilla (ei cera) teniplis ponimus (in Itali»)... Aiiclote Catoue (D. J)> rtwlic^ ,

tres d'«cole de Conlich étaient obligés par wt

«ieil mage de donner à leurs élèves, le ïl dé-

cembre, un coq et une poule qui étiuenl déca-

lereol, «ota facere ; Poljdote Vb-gUe, Dt In-

connue , les enfant

is Christi hodieque conûciunl

1,11, p. aîl. p. 59, éc

(I) m,lrr,. Forurne, ^gnlHeil même à la du sacrUi

fois Bœuf, Chèvre , Mouton et Brebis (toj. aussi eue

Euripide, ton, v. Î34; Dlodare, L iv, teaui, >|

oh. Î7, el Paléphatus, Dt incrtâibilibua koeken i

Hishriii , ch. n) : reiplleilion de celle subs- gn&ax à

titution se trouve dans Follui, 1. 1 , p. lî, ungller

éd. de 1706, el Zenobius, Paroaniographi p. 3Î6. gratci, t, I, p. lîJ. Les monuments figurés (i) On fait encore en plusieurs endroits

ndes de fruits! nous ne citerons nom particulier : Booretli, i Valogncs; Co-

■""■'" * chcIm,iVonaetai;Mémoirt!dei'4cadiniie

nait h Tolivier ses fruits et mûrissait les raisins, devait passer avant l^s dieux d*un<3 utilité moins positive et moins continue, dans Testime des habitants des champs. La dévotion qu'ils lui portaient était donc plus empressée, plus exigeante, etilsréservaienlpouf ses autels leurs plus précieuses offrandes. Peut-être e]} ^a qu^|it:é de dieu infernal lui attribuait-on ^ssi des goûts parn^ssjers; mais on lui sacrifiait volontiers de$ êtres hui^ains (i), et quelques gestes de cet usage subsistaient encore du temps de Plutarque (2). Généralement cependant une corapatissanceplus éu)ue et plus impérieuse, une religion plus intelligente, sans doute aussi de pures raisons d'économie domestique firent préférer de simples simulacres (3) : le sacrifice n'était plus qu'un symbole, et Ton se croyait les mêmes droits à être exaucé quand on avait mis dans ses prières les mêmes sentiments de respect et d'amour. Une^ foule de ces poupées a été retrouvée dans les tombeaux grecs et romains (4) ; mais le plus souvent ces représentations étaient encore simplifiées, et, par une nouvelle métaphore, on regardait comme suffisante une seule des parties capitales de la victime, habituellement la tête (5), quelquefois un phallus qu'à cause des prédilections bien

{{) plutarque, Themistocles ^ ch. xin; Toy. entre autres le Museo Borbonico,

Pausanif^s, 1. Vll^ cb. xxi, par. i, etl. IX, t. VII, pi. 44. Dans son désir de représenter

ch. yiii, par. 7 ; Ejien, Variar^m historia- exactement des hommes, on donnait même à

rum l. m, ch. 42} Porphyre, De Àbstinen- ces poupées des vêtements à la mode du

tia, l. II, ch. 55, et Gerhard, Griechische jour. EilwXa icoiowvtoç àvSptlxt^a, %iM<T^yi^iv%

Mythologie, ipar, 453, note 4. Hésychius, w aùtov ùtlvoiç t^oicov, disait Denys d'Halicar-

s. Y. 'AY^tdvia (la forme dorienne), explique nasse dans le passage que nous citions tout à

même les Agrionies par Nuûffia. l'heure.

(î) QiKtestiones Graecae, ch. xxxrni : (5) Inferentes Diti non hominum capita,

voy. Welcker, Dif Ae^chylisçhe TrUogief sed oscilla ad humanam etfîgiem arte simu-

p. 59 i . lata; Macrobe, Saturnaliorum 1. vu, ch. 1 1 .

. (3) Aux passages de Macrobe et de Festus Voilà pourquoi on a trouvé à Athènes tant de

que nous avons cités, p. 433, note 2, nous petites têtes peintes et dorées dans les an-

^outerons Plutarque , Quaestiones Roma- ciens tombeaux ^ voy. von Stackelberg, Die

nœ, ch. xxxn; Moralia, p. 335, éd. Didotj Gràberder Hellenen, pi. 75, 76, 77, 78 et

Denys d'Halicarnasse, 1. i, ch. 38; Opéra, 79. Elles avaient habituellement un anneau sur

t. 1, p. 06\ éd. de Reiske. Une preuve le haut de la tête, comme celle que Panofka

évidente de l'origine hellénique de ces simu- a signalée dans/^ Museo Bartoldiano, p. 43,

lacres est le nom qu'on leur donnait, Argei n** 61. Quelquefois on représentait le buste

(plutarque, l. /.), Les Grecs. tout entier et on le posait sur un Hermès.

(4) Il yen a dans tous les grands Musées: Les deux miniatures représentées dans une

connues de Bacchas (i), on simalait avec des flears (2) . Par une de ces illusions si familières aux esprils superstitieux, on crut ajouter à la vraisemblance et au prix de ces puériles offrandes en leur donnant le mouvement, l'apparence de la vie ; on ouvrit la bouche de ces simulacres comme s'ils avaient parlé (3), et on les suspendit à des branches (4) élevées où il suffisait pour les agiter du moindre souffle (5). Leur nom grec le plus ordinaire, XlùipoLj signifiait même littéralement Cordon de suspension (6) ; mais ils s'appelaient aussi IIpoccoTrsTcv , Fausse apparence (7), STofjiàTwv, Petite tête (8), et le nom latin, Oscillum,

peinture murale de Pompeï (JHutto Borbo- tive : quatre sont mêlés à des fleurons sur une

ntco, t. VII, pi. 3) étaient aussi certainement muraille de Pompeï, dont un dessin a été

destinées à servir d'Oscilla. d<^nné par le Muuo Borbonico, t. Vil, pi. 6. (i) Bacchus amat flores (5) Voilà pourquoi on cherchait à les rendre

(Onde, FMtorwn 1. ▼, t. 345) : légers, et on les faisait quelquefois en laine :

on l'appelait 'Avtio(, *Av9iîk (Pausanias, 1. I, Laneœ effigies, Pt'/oe; Festus, ex Paulo,

ch. xzxi, par. 2;1. VII, ch. xxi, par. 4), le p. 121 et 239.

Fleuri, Eûiv*i|ç fWelcker, Nachtrag zu Tri- (6) Voy. Hésychius, s. t. AlApa, col. 180,

logiej p. 189), le Bien fleuri : voy. Buo- éd. d'Albertus; i^^ «Xtxxi, dans Sophocle,

uarroti, Osiervazioni topra alcuni meda- Oedijms reiCy v. 1264. jEora autem graece,

glioni antichi, p. Aklj ei Vanofkàf Cabinet pensilem quandam gestationem significat ;

de Pour talés, pléxxxvin. Turnèbe, Àdversariorum 1. xx, ch. 24;

(2) Alii dicunt oscilla membra esse Tirilia t. II, p. 196.

de floribus facta; Servius, ad Georgicon (7) C'est la traduction d'OsciUum que

1. Il, V. 3S9. In quo tamen fa^Xôv multi in- domient la plupart des anciens glossaires, et

terpretanlur : nam et obscoenae etiam partis Oolumelle lui donnait probablement le même

simulachrum oscillum vocari posse censent ; sens dans ce passage : Si humor invasit, ver-

Tumèbe , Àdversariùrum 1. tu, ch. 20; mes gignit, qui simul atque oscilla lupinorum

t. I, p. 232, éd. de 1 580. ederunt, reliqua pars enasci non potest ; 1. ii,

(3) Voy. Tomasinus, De Donariis Vête- ch. 10 : les jardiniers de plusieurs provinces rum, ch. xxvii, à la fin. • appellent encore maintenant le Germe des

(4) Et te, Bacche, vocant per carmina laeta légumineuses la Tête ; Pline l'appelait Um-

[tibique bilicum; 1. xvm, par 36. Aussi se servait-on Oscilla ex alta su&pendunt moUia pinu ; quelquefois pour ces offrandes de petits mas- Virgile, Georgicon 1. ii, v. 388. quesscéniques : voy. Panofka, // JtftMeo Bar- Nous citerons entre autres MafTei, Gemme toldiano, p. 47, n^ 86 ; le vase connu sous le antiche figurate, t. III, pi. lxiv, p. 113; nom de Coupe des Ptolémées, à laB. I. Cabi-. Gorl, Muséum Florentinum , t. 1, pi. xci, net des Médailles, n* 279 ; les Mémoires de flg. i ; Le Pilture antiche d'Ercolano, 1. 1\, l'Académie des Sciences de Saint-Péterêp. 14, et Bôtticher, Der BaumkuUus, fig. bourg, 1833, t. II, p. 122 ; Moses, À Col- 14 B. Quelquefois même on les sculptait sur lectionof antique vases, pi. 55; Visconti, des médaillons : il y en a un avec des an- Museo Pio-Clementino, t. Ifl, pi. 18 ; Panneaux qui en rendaient la suspension très- seri, Lucemae fictiles,t. II, pi. i, et le fdcile dans v. Stackelberg, l. l. , pi. vu, passage de Servius cité, p. 437, i>ote 3. fig. 11, et un autre est pendu aux branches (8) D'après un vieux glossaire , cité par d'un pin sur une pierre gravée, publiée par ToUius, Ausonii poemata; p. 503 : littéra- M. B6tticher; Der BaumkuUus , fig. 8. Ces lement, Petite figure. Lippert voyait aussi oscilla étaient si connus qu'on s'en servait dans Oscillum uu diminutif de Os; Daclycomme d'ornements dans la peinture décora- liothek , t. I, p. 175.

Figure remuante (1), indique plus clairement encore dans quelle intention on les avait imaginés. Sans doute l'histoire n'est pas aussi simple que se plaît à Taffirmer le dogmatisme philosophique des historiens qui prétendent lire à livre ouvert dans les desseins de la Providence. La vie tout entière de l'Humanité y circule sans cesse, et dans Tinfinie variété des faits qui se poussent dans toutes les directions à la fois, se croisent en tous sens, s'infléchissent, se redressent, se combinent et se neutralisent, il est rare qu'une cause reste assez isolée pour produire à elle seule un effet qui ne dépende d'aucune autre. Peut-être espéra-t-on aussi rendre ces offrandes plus agréables au dieu, en les attachant à des arbres, ainsi que les fruits qu'il donnait aux hommes (2), ou en les faisant balancer dans l'air comme une expiation en souvenir du suicide d'une de ses prétresses (3).

(i] Plusieurs érudiU, et notamment Dacier, rent; Senrius, ad Georgicon 1. n, t. 389:

In Fesiimif p. 555, éd. de Lindemano, l'a-, voy. aussi Hyginus, fab. cxxx, p. 119, éd.

Talent déjà dit : Dicta Oscilla , ab Ore et de Muncker. Une représentation de ce genre,

CilleOy Moveo. plus solennelle encore, avait lieu dans les

' (2) Yidetur Yirgilius opinionem eorum se- Jeux de Delphes. Une poupée figurant Cha>

qui , qui in honorem Liberi patris putant rila , XapiXa; imi^ixàv tliiakdv, avait une corde

<»ciUa suspendi, quod ejus sit pendulus fruc- au cou, parce qu'elle s'était étranglée avec une

tus; Philargyrus , ad Virgilii Georgicon corde, et on l'enterrait à l'endroit même où la

1. Il, V. 389. Il y a même au British Muséum prêtresse d'Apollon avait été enterrée ; Plutar-

une petite tête de Bacchus en marbre anti- que, Quaestiones GraecoCf ch. xii, p. 362,

que, publiée par Donaldson, The Théâtre of éd. Didot. Les trois vases peints où sont repré-

the GreekSf p. 250, 7* édition, sur le haut sentes des jeux d'escarpolette (dans Gerhard,

de laquelle se voit encore un anneau, qui ne Àntike Bildiverke, pi. 53, 54 et 55), ne

permet pas de douter qu'elle fut destinée à permettent pas de douter qu'on y attachât

être suspendue. Le petit Priape eu bronze, si- une signification mythique : voy. Panofka,

gnalé par Panofka, // Museo Bartoldiano, TlMuseo Bartoldiano, p. 122 et 123 ; Grie-

•p. 21, n* 33, était aussi certainement fait chinnenund Griechen nach Antikenf p. 6,

pour être suspendu, puisqu'il a des anneaux pi. m, n** 7; Creuzer, Symbolik, t. III,

aux deux mamelles et à l'ombihc. p. 325 ; Bemhardy, Eratosihenica, p. 113,

(3) QuumErigonelaqueosèinterfecisset... et Turnèbe, Adversariorum ï. vm, eh. 20.

Atheniensibus morbus immissus est talis, ut Probablement Texplicatiou réelle de cet

eorum virgines furore quodam compelleren- usage se trouve dans la croyance que les

tur ad laqueum. Besponditque oraculum se- dieux infernaux, les Lares, étaient aussi

dari pestilentiam , si Erigones et Icari cor- les dieux de l'air : Yarro similiter haesi-

pora requirerentur ; quae quum nusquam in • tans, nunc esse illos (Lares) Mânes, et ideo

venirentur, Athenienses... suspenderunt de Maniam malrem esse cognominatam Larum :

arboribtts funem , ad quem se tenentes homi- nunc aerios rursus deos, et Heroas pronun-

nes hue atque illuc agitabantur. Sed quum tiat appellari; Amobe, Àdversus Gentes,

inde plerique caderent, inventum est, ut I. III,par.XLi, p. 124; éd. d« Leyde, 1651. formas vel personas facerent et pro se move-

Mais le sens primitif et essentiel des Oscilla était là 1*6présentation symbolique d'un homme vivant immolé à Bacchus(l).

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