CHAPITRE ii; iÛ blAiOGUES BACHIQUES
fléchie qilMns|)ihiieni les revènsiiits forçait, poûi* ainsi dire, à croife tjtië la lliôH leâ avait i-èndUS fei-dcés; ëi l'bh en ♦lût â suppbsëi^ iliiË iè mëhrtrè ël le^ dodftrancëé de Ta^oiliè ëtaiëiit si agrëableâ âilx mdrts qu'on letli* offi*dit cbmmë cdilsolaiioil des combats biëd ëii^nglahtës de gladîateilrè (1): Quelquefois même fiolir lëS técrëer d'ùiië manière jpliis diirâble, on faisait èctilptëi" dés liittës violentes ôût ieilt tombeau (2). Dans les pi-emierà tetrifis de leur hislbirfe, leô Grecs n'âvaiëiit pas braiiitdè éacnfiëi- tlfi hohiilié VlVaht à fiàbcbds (â) : là foi ne se laissait pas dlbh mtitiiider pat" de fainëô cbnsidératioHs d'hiiniânité. Mais îorstjiië leurs broydllces filfëiit dètëfiileS nloiils itu^JertUrbablëmëilt Ibgiqûes et leilH inoetirs filils ëdin|)dlissaiiteS, ilis immbieténi S là ^\icé ùii febub (4), ranimai dont là tilbH dëVait flatter davantage les Ûiëiix ititetndùx, parce qu*il représentait ^\né ëiiëi^giqilêniëiit t^uë les auti'es lëS forces les plus brutales de là Vie (B). Ëil attendant ce dioment t^pM de là fête, ^ûand
see, passim. Voilà pourquoi on s'HaDiliàit dé ce titré chérs ft IHilîérvë .' Toy. i^adsànias,
rouge pour a^ster aux funérailles; ^^^* ^' y? ^^'. **^^) pv. 2: Nou^ citerons seule-
Symbolafùm litterariarum t. I,p. 136. ment le bas-reiiéf d'un sarcophage du Musée
C'était égalemennt afin d'éveiller des idées du Lou-rre, salle de la Psyché, n* 392 ; Zoega,
de meurtre que les Bacchants se mettaient Bcusvrilieviy p. 194, et Panofka, Von einer
une peau d'animal sur les épaules : VflymtM Arn^M antiker Weihgeschenkey p, 1 5 . On en
orphique lxxviii, y. 7, .appelle même les Tint li croira ces combats si agréables aux
Furies (hqpÔRcicXoi, Vêtues d'animaux. , niorts^ qu'on les regai:dait comnie uneprotec-
(1) Servius, ad Aeiteidos. 1. ni, t. 67, tion contrç leurs tiolencës el un talisman : etl. yi V. 78,; yoy.s Vaière- Maxime, 1. II, yoy. le^ deux pierres gravées publiées par eh. IV, par. 7. Voilà pourquoi, un masque Goti, Èftiseum florêntinumf, t. I, pi. xcii, représentant Pluton conduisait le deuil des fig. 2 et 3. Voilà pourquoi àeï scènes sangladiateurs : Risimus et meridiani ludi de deis glantes sont si souvent représentées sur les lasum, qiio Dis Pater, Jovis frater, gladia- vases funéraires: nous citerons entre autres torum exsequias cum maileo deducit ; Tertul- von Stàckelberg, {. {.,pl. x, fig. 3; pi. xi, lien, Ad Nationes, 1. i, ch. 10 , p. 57, éd. tig, 2 , et pi. xni, fig. 6.
de 1634. . (3) Kutarque , Themistocles ^ ch. xm;
(2) Von Çtackelberg, Die Gràber der Bel- Pausanias, 1. VII ^ ch, xxi, par. 1, et 1. lî, Unen, p. 33, On en a trouvé aussi à Chiusi, ch. vin^ par. 7 ; Porphyre. De Abstinetùia ^ àTarquinii,etc. ;bennis, Dt« S((idl« unctBe- 1. li, ch. 55, et Gerhard, Ahhayidlungen gràbnisspldtze der Etrusker^ t. il, p. 603; der K- Akaàemie d^r Wisienàchaften in Maffei, kuseum Veronensej pi. vu, flg. 1 Éerl{ny 1858, p. 1 57,
et 3. Ouelquefois même on représentait sur (i) Virgile, Georgicoh 1. ii, v. âsd ;
les tombeaux une chasse au ^ion ( voy . v, Sta- Ovide , MeUmorphoseon [. xv, v. 1 1 4 ; Àii-
ckelberg. Die Gràber der Hellenen, p. .49) rèlius Prudentius, Contra ^ymmachum, 1. 1,
ou un combat de coqs, parce qu'ils se bat- v. 129; etc, , ,
talent avec plus d'acharnement, et étaient à (5) C'est à ce titre qu'il devint pendant le
les Satyres essouftïés n'avaient plus ni jambes ni voix (1), un des autres Bacchants simulait TOmbre de quelque ancien héros fameux par ses malheurs, et, pour exciter plus sûrement la terreur et la pitié, racontait comme une souffrance actuelle les douleurs suprêmes qu'il avait jadis éprouvées (2). Après ce monologue lyrique les chants en chœur et les danses recommençaient jusqu'à ce qu'un nouvel épisode, souvent sans rapportavec le premier, rendît un caractère tragique à l'Orgie (3). On finit même par en perdre de vue la pensée primitive : les danses affolées se modérèrent ; les hymnes bachiques devinrent déplus en plus courtes, de plus en plus secondaires, et les spectateurs, insuffisamment renseignés, qui ne voyaient dans les Dionysiaques que la vendange terminée à chanter, et du vin nouveau à boire, purent s'écrier : Il n'y a rien là de Bacchus (4).
Par tradition, en souvenir de la marche des Bacchanales, les Ithyphalles s'agitaient en chantant (5), et donnaient à tous leurs vers l'ancien rhythme, la forme lambique la plus régulière et la plus simple (6). A côté de ces acteurs en titre, il y avait des amateurs bénévoles, des Phallophores, comme on les appelait.
moyen Age un symbole et le représentant du Baccho)siriguardassero corne le più conve-
diable. On avait primitivement immolé un niente decorazione de' sepolcri; Mvaeo Pio-
taureau aux funérailles (Plutarque, Solorij Clementino, t. lY, p. 44. ch. XXI , par. 6), et Sophocle appelait en- (2) Naturellement on choisissait de préfé-
core Bacchus le Tauroplùige; dans le Tyro , rence' des aventures liées d'une manière quel-
d'après VEtymologicum magnum, p. 747, conque à l'histoire de Bacchus : le suicide