‹ Histoire de la communauté de Notre Dame de Charité du Bon-Pasteur deChapitre 2 sur 18 · LES BIENFAITS DE L'ŒUVRE DES SŒUKS DU · texte numérisé non relu

LES BIENFAITS DE L'ŒUVRE DES SŒUKS DU

BON-PASTEUE.

Si Montréal a le droit de montrer avec orgueil ses palais, ses usines et ses maisons de commerce et d'industrie, témoignages frappants de ses progrés et de son activité, cette belle cité n'a pas moins raison de se glorifier de ses institutions de bienfaisance, de toutes les œuvres merveilleuses qui attestent sa foi et sa charité. L'étranger est étonné de trouver dans une ville jeune encore, tant d'hospices, d'asiles et de monastères consacrés au soulagement de toutes les misères, de toutes les souffrances ; il voit qu'on a compris ici que plus une ville est grande et riche, plus grandes et plus nombreuses aussi doivent être les œuvres destinées à soulager les misères physiques et morales. Elles sont grandes ces misères, et il est dénué de sentiment celui qui peut les voir sans être ému et sans songer à les diminuer autant que possible !

C'est la gloire de la religion chrétienne, du catholicisme sur. tout, d'avoir créé en quelque sorte la charité dans le monde, d'avoir fait germer dans les cœurs cette fleur céleste qui a réhabilité l'humanité et comblé la terre de bienfaits. Que d'âmes sauvées et de crimes évités, que de larmes séchées, et de désespoirs calmés, que de nations conservées et vivifiées par les

dévouements et les sacrifices de la charité chrétienne depuis dix» huit siècles ! Quelle transformation, quels changements dans les mœurs, dans les lois, dans les caractères et les esprits ! Si on mettait dans un plateau d'une balance tout le bien fait au monde par la philosophie, la philantropie, par les grands rois et les guerriers illustres, et dans Fautre les œuvres de la charité catholique, les dévouements obscurs mais féconds du prêtre, du moine et de la religieuse, on comprendrait ce qu'on doit à la religion.

Sans doute, tous les crimes ne sont pas évités, toutes les misères et les souffrances ne sont pas soulagées, mais que serait-ce si les moyens ingénieux employés par la charité, si les sacrifices héroïques enfantés par la religion pour diminuer le mal et la souffrance dans le monde, n'existaient pas ? On ne sait pas malheureusement tout le bien secret que font certaines communautés, dont on met quelquefois l'utilité en doute ; on les juge sans les connaître et on les condamne sans les entendre. Faisant le bien sans bruit et sans ostentation, cachant comme des trésors leurs bonnes œuvres, elles n'ont jamais tout le mérite de ce qu'elles font.

Parmi ces communautés qui exercent leur action bienfaisante au milieu de nous et qu'on ne sait pas apprécier comme elles le méritent, il convient de placer au premier rang la congrégation de Notre Dame du Bon-Pasteur. Non-seulement on ne sait pas tout ce qu'elle fait, mais on ignore généralement les sacri-

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fices admirables, les dévouements auxquels cette communauté doit sa naissance et son existence au Canada. Nous avons cru qu'après plus de trente années passées au milieu de nous à faire le bien, cette sainte congrégation méritait d'être signalée à la reconnaissance de notre population dans quelques pages peu dignes d'elle, mais qui auront, peut-être, pour effet de dissiper des préjugés déplorables et d'engager les personnes à l'esprit et au cœur bien faits à les aider à accomplir leur sainte et glorieuse mission.

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