HISTOIRE M LA COMMUNAUTÉ
de r&me de la défunte, et il sera dit un De Prof un dis en commun, pendant huit jours, et toutes les bonnes œuvres à la même intention.
" Fait et passé en notre monastère de THôtel-Dieu de St. Joseph de Ville-Marie, à Montréal le 17 juin 1844." -
Sœur Meziere, Supérieure,
Mercille, Assistante.
BOURBONNIERE,
Lacroix dite Lanière, Hospitalières.
Sœur Marie de Ste Céleste,
Fisson, Sup., DE S. Gabriel,
Chauffauxy S. Ignace, Ward,
Rel. du Bon-Pasteur.
En possession de ce précieux document et de leur mandement d'établissement, les Sœurs du Bon-Pasteur échangèrent un dernier adieu avec leurs bienfaitrices et se rendirent dans leur nouvelle habitation qui fut prête à les recevoir dès le 21 juin. A leur arrivée, le Rév. M. Arraud, S.S., se fit un plaisir de leur présenter la première postulante, Melle Marie L. Perreault, ainsi que plusieurs pénitentes déjà sous la surveillance de quelques dames pieuses de Montréal, f
t Sous la supériorité de Mgr Bourget et les sages conseils du Rev. M. Nicolas Dttfresiie, S. S., il exista un refuge pour ces pauvres femmes. De 1829 à 1836, sous la surveillance de Madame veuve PuQçan McPQnoeU, il fut secouru plus de 300 pénitentes.
DU BON-PASTEUB. 23
Mgr Ignace Bourget, les Hospitalières de THôtel-Dieu, Mesdames D. B. Viger,* Leclerc et le Dr. Picault travaillèrent énergiquement à leur procurer les choses nécessaires pour la chapelle^ et Mesdames Quesnel, Berthelet, Têtu, Jacques Lafleur et St Julien ainsi que M. Joseph Beaudry f (pieux célibataire) se donnèrent beaucoup de peine pour leur procurer la nourriture et les meubles les plus indispensables.
N'ayant exigé aucun contrat de fondation, les Révérendes Sœurs du Bon-Pasteur n'avaient pour appui de leur œuvre que la divine Providence, et pour revenus les secours de la charité et le produit des ouvrages qu'elles obtenaient des gens du dehors.
(•) Dame Mar^e Amable Viger, née Forretier, était une personne accomplie ! En bonne chrétienne, elle ne songea qu'à soulager Phumanité souffrante et seconder les efforts puissants des religieuses toutes dévouées aux pauvres. De son mariage avec M. D. B. Viger, elle n'eut qu'une petite fille, morte à l'âge de huit mois.
Après avoir été la principale fondatrice de l'établissement du Eon- Pasteur, et la mère des pauvres de Montréal, elle succomba aux atteintes du dernier choléra, le 21 juillet 1854. — (Voir Echo du. C. L. P. y 2 mars 1861, p. 96.)
(t) M. Joseph Beaudry fut un chrétien modèle. Il exerça pendant plusieurs années à Montréal, l'humble et modeste fonction de catéchiste. Que de jeunes gens n'a-til pas instruits et préservés des dangers du monde!
Après l'éducation des enfants, le soin des pauvres fut l'objet principal et constant de son inépuisable dévouement. Sa vie entière ne fut qu'une çhjiîne de bonnes œuvres. Non content dç mener une existence dure, pau*