PRÉFACE
voir. Flatter le peuple en lui rappelant sans cesse qu'il est grandy qu'il a des droits ^ qu'on l'opprime, est un acte plus bas que de flatter un souverain, car si ce dernier se laisse tromper, il n'a point Vex^ cuse du manque d instruction.
Mais cette immense population ouvrière dont on surexcite les passions en enveloppant une idée Juste de théories fausses, la poussant à la désobéissance aux lois, à la révolte armée, peut-elle réfléchir, discuter les raisonnements, désarticuler pour ainsi dire les faits, afin de se faire une opinion? cela n'est pas possible, les meneurs de la foule le savent bien et ils parlent en conséquence. Nous ne disons pas qu'ils agissent, car ils se cachent pendant la lutte, se montrent si le succès appartient à leurs partisans et se sauvent si un danger quelconque se présente. Nous en avons eu V exemple sous les yeux.
On aurait pu croire que le 4 septembre avait épuisé la liste des impuissants, mais notre malheureux pays n'était pas encore assez humilié. Les Jules Favre, les Jules Ferry, les Jules Simon et leurs complices devaient avoir des successeurs. Groussety Rigault, Vallès ont été les élèves des hommes du 4 septembre, dont ils ont appliqué sans hésiter les théories révolutionnaires.
Lorsque le 48 mars éclata le mouvement communal, le premier acte dautorité de ce pseudogouvernement fut de supprimer violemment le