CHAPITRE XX
La commissioo arrête ainsi qu'il suit le proûl des barricades pour les rues détournées :
Profondeur du fossé, t mètres.
Largeur, ce qu'il faudra.
Hauteur de la barricade, 3 mètres.
Épaisseur en haut, 2 mètres.
Largeur de la banquette, 2™, 50.
Talus du côté de l'ennemi, 3 mètres. .
Talus montant à la banquette, 3"',50.
Épaisseur au pied, ^^ mètres.
Hauteur du massif de pavés, 4 •",60.
Épaisseur au pied, 8 mètres.
Épaisseur en haut, 3™, 50.
Fossé intérieur, pas plus de 80 centimètres de profondeur
Le 13 avril, Cluseret fait une tournée aux forts du sud et constate, dans soa rapport, que l'infanterie de Versailles est peu nombreuse et sans grande consistance. Quand le moment sera venu, il ne croit pas que la résistance des Versaillais soit au-dessus des efforts des soldats de la Commune.
Le 15, Eudes, gouverneur des forts du sud, annonce qu'on s'est battu toute la nuit du côté de Vanves et d'Issy , que les fédérés sont tous des héros. Je demande, écrit ce stratège, qu'on les mette tous à l'ordre du jour. Mais nous devons, continuait-il, une mention spéciale au citoyen Ledrux , gouverneur du fort de Vanves. Je vous adresserai un rapport détailjé quand tous les renseignements me seront parvenus.
Or cette fameuse bataille n'avait jamais existé que
dans rimaginatioQ d'Eudes et de ses sots acolytes. Toute la nuit, Vanves et Issy avaient tiré sur un ennemi imaginaire. Les troupes du gouvernement creusaient des tranchées, s'approchaient lentement, mais sûrement des forts, et ne cherchaient pas le moins du monde à les prendre d'assaut ; c'eût été un sacrifice d'hommes tout à fait inutile.
Ce ne fut pas sans inquiétude qu'on apprit à l'Hôtel de ville la nomination du maréchal de Mac-Mahon au poste de commandant en chef de l'armée deTAssemblée. Tous les journaux de la Commune cherchèrent à ridiculiser le patriote qui mettait son épée au service de Tordre. M. Ruchefort, chef de file des insulteurs, se montra le plus violent. Voici la composition de cette armée qui devait délivrer Paris :
Le maréchal Mac-Mahon, duc de Magenta, commandant en chef. Le général Borel, chef d'état-major général.
Le général Princeteau, commandant Tartillerie. Le général de Bretteville, commandant le génie. L'intendant Uhrich, intendant en chef.
Le chef d'escadron de gendarmerie Chenet, grand prévôt.
i«' corps.
Le général Ladmirault, commandant.
Le général Saget, chef d'élat-major.
Le général Lafaille, commandant l'artillerie. Le général Dubost, commandant le génie.
L'intendant Santinî, intendant.