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Le 10 avril, Dombrowski annonçait l'occupation d'Asnières et la fuite de Farmée. Les wagons blindés commençaient leurs opérations. On instituait un conseil de guerre dans chaque légion pour juger les réfractaires; le régiment des sapeurs-pompiers de la ville de Paris était dissous.

La commission des barricades se réunissait sous la présidence de Rossel et s'occupait de la défense à l'intérieur. Après une discussion très-longue sur les rues à armer, on nomma plusieurs individus chargés de diriger les travaux. Ce conseil d'anciens cordonniers, de pharmaciens — Gaillard et Miot en faisaient partie — décida la façon de construire des barricades.

Voici le résultat de leurs discussions :

La commissioD arrête ainsi qu'il suit le profil d'une barricade pour grandes voies de communication :

Profondeur du fossé, 2 mètres.

Largeur, ce qu'il faudra pour le massif.

Hauteur de la barricade, 4 mètres.

Épaisseur en haut, 6 mètres.

Largeur de la banquette de tir, a^jSO.

Talus du côté de l'ennemi, 4 mètres de base.

Talus montant à la banquette, 5'",50 de base.

Épaisseur totale, 19 mètres.

Hauteur du massif de pavés, î^joO.

Épaisseur au pied, 15 mètres.

Épaisseur en haut, 7™,50.

Fossé intérieur, ad libitum.

Le dessus de la barricade et le dessus du massif de pavés doivent être en pente du côté de l'ennemi.

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