‹ Histoire de la communeChapitre 119 sur 178 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

M. Mendès. Il ne faut du reste y attacher qu'une importance relative'; cependant pour un écrivain, c'est toujours une action peu délicate que de s'attribuer des actes de courage qui ne lui appartiennent pas.

Un grand nombre de commis de nouveautés employèrent pour sortir un moyen dont un individu seul ne pouvait se servir. Formant une troupe de plusieurs centaines d'individus, ils s'approchèrent d'une porte, et, après avoir constaté que les gardes nationaux jouaient ou buvaient, tous se précipitèrent sur les armes en faisceaux, renversèrent le factionnaire, et en quelques minutes la bande était sur la zone neutre, à l'abri des attaques des communeux.

Chose triste à dire et pourtant vraie, les villages des environs de Paris étaient protégés par les Allemands contre les incursions des fédérés qui faisaient lâchasse aux jeunes gens pour les incorporer de force dans leurs bataillons de marche.

Le 18 avril, après avoir perdu Asnières, les fédérés célébrèrent l'anniversaire mensuel de ce qu'ils appelaient leur révolution. Un écrivain* communeux récapitula dans YOfJiciel les hauts faits des Rigault et des Delescluze. Naturellement il parla delà colonne et dit :

Au milieu des préoccupations de la guerre, la Commune poursuit son œuvre de régénération et de liberté ; la colonne impériale de la place Vendôme, « ce monument de barbarie, symbole de force brute et de fausse gloire, affirmation du

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