CHAPITRE XXV
Le rapport fut adopté sans discussion, mais son adoption ne modifia pas la situation. Le 24 avril, M. Cluseret avait annoncé qu'il consentait à une suspension d'armes , jamais la canonnade ne fut si intense. Le 25, l'armistice eut lieu de neuf heures du matin à cinq heures du soîr. Les habitants de Neuilly, de Levallois-Perret, de Sablonville purent quitter leurs caves et déménager. Les fédérés profitèrent de Toccasion pour voler. Ils emportèrent des meubles, des vivres et jusqu'à des cages d'oiseaux. Ces actes honteux s'accomplissaient sous la surveillance d'ofiBciers qui partageaient le produit de ces rapines *. Quelques tentatives furent faites par les fédérés pour parler aux soldats et tâcher de les faire boire , mais ces essais de corruption n'eurent aucun succès, et les officiers de l'armée régulière forcèrent les gardes nationaux de rester derrière leurs barricades. Le soir, le feu recommença sur toute la ligne.
1. La Commune ne poursuivit qu*uû de ces fripons qui avait enlevé le mobilier d*un appartement de Neuilly, et Tavait transporté dans une maison meublée de la rue Mazarine.