‹ Histoire de la communeChapitre 149 sur 178 · CHAPITRE XXVIIÏ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIIÏ

peu en harmonie avec ses opinions, et demanda un permis pour sortir de Paris, ce qu'il n'avait pu encore faire, malgré des teiitatives souvent renouvelées.

La commission executive chargeait, à titre provisoire, le citoyen Rossel des fonctions de délégué à la guerre. Plus convaincu ou plus ambitieux que M. Eveillard, le nouveau ministre accepta le poste qu'on lui confiait et répondit le même jour 30 avril :

Citoyens,

J'ai rhonneur de vous accuser réception de Tordre par lequel vous me chargez, à titre provisoire, des fonctions de délégué à la guerre.

J'accepte ces difficiles fonctions, mais j'ai besoin de votre concours le plus ei^ier, le plus absolu , pour ne pas succomber sous le poids des circonstances.

Immédiatement le cordonnier Gaillard père fut chargé de la construction de nouvelles barricades. Cette nomination permettait de juger le nouveau délégué. 11 ne manquait plus, pour lui établir une réputation sérieuse, que de charger un élève de l'École polytechnique de fabriquer les chaussures des fédérés. Le pianiste polonais Wrobleski était nommé commandant supérieur des forts du Sud.

Le fort d'issy se trouvait dans un tel état de ruine que presque tous ses défenseurs l'abandonnaient. 11 ' était impossible de mettre une pièce de canon en batterie sans qu'aussitôt elle fût démontée.

Le colonel Leperche, major de tranchée, adressa au commandant du fort une sommation ainsi conçue :

Au nom et par ordre de M. le maréchal commandant en chef Tarmée, nous, major de tranchée, sommons le commandant des insurgés, réunis en ce moment au fort d'Issy, d'avoir à se rendre, lui et tout le personnel enfermé dans ledit fort.

Un délai d'un quart d'heure est accordé pour répondre à la présente sommation.

Si le commandant des forces insurgées déclare, par écrit, en son nom et au nom de la garnison tout entière du fort d'Issy, qu'il se soumet, lui et les siens, à la présente sommation, sans autre condition que d'pbtenir la vie sauve et la liberté, moins Tautorisation de résider dans Paris, cette faveur sera accordée.

Faute par lui de ne pas répondre dans le délai indiqué plus haut, toute la garnison sera passée par les armes.

Tranchées devant le fort d'Issy, 30 avril 1871.

Le colonel d^élat-major, major de tranchée, R. Leperche.

Le délégué à la guerre fît la réponse suivante ;

Paris, 1«' mai 1871.

Au citoyen Leperche, major des tranchées devant le fort d'Issy.

Mon cher camarade, La prochaine fois que vous vous permettrez de nous en*

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