‹ Histoire de la communeChapitre 155 sur 178 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

l'île Saint-Germain, et leurs marins liraient sur les hauteurs. Cette batterie fut brusquement démasquée. Ses boulets tuèrent ou blessèrent quelques soldats fédérés, et une des canonnières, VEstoc, sombra.

Delescluze s'empressait de détruire ce qu'avaient fait ses prédécesseurs à la guerre. Il réorganisa l'artillerie, la cavalerie; établit des batteries à tort et à travers, déclarant que tel canon devrait porter à l'endroit désigné: Bécon, Neuilly, Boulogne, les ponts de bateaux. Les positions des fédérés du côté de Neuilly devenant difficiles à défendre, on établit des batteries à la butte Montmartre. Le décret de Delescluze disait bien que les pièces devraient envoyer des obus sur Bécon, mais le tir fut si mal dirigé, que les projectiles tombèrent à Glichy, à Levallois, en plein dans les rangs des gardes nationaux. Comme cela devait arriver, le commandant de la batterie, qui n'était qu'un ignorant, fut accusé de trahison et arrêté. Gaillard père, ingénieur des barricades, fut destitué et son bataillon dissous. Le 14 mai, le Comité du salut public décida que la commission militaire serait composée de sept membres au lieu de cinq. Le Comité ainsi renforcé, et voulant de plus en plus imiter les hommes de 93 , déclara :

Considérant que, pour sauvegarder les intérêts de la révolution, il est indispensable d'associer l'élément civil à Télément militaire ;

Que nos pères avaient parfaitement compris que cette mesure pouvait seule préserver le pays de la dictature mili-

taire, laquelle tôt ou tard aboutit invariablement à rétablissement d'une dynastie ;

Yu son arrêté instituant un délégué civil au département de la guerre,

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