‹ Histoire de la communeChapitre 164 sur 178 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

publics du centre et de Test de Paris restèrent ouverts jusqu'à minuit, et personne ne savait rien. Quelques rumeurs circulaient , mais on répétait les mêmes choses depuis si longtemps, qu'aux affirmations les plus radicales on répondait par des signes de doute.

Cependant la fuite honteuse de M. Rochefort après sa grossière réponse au Gaulois permettait de supposer que s'approchait l'instant d'une lutte décisive.

VOfficiel du lundi matin ne parla point de l'entrée de l'armée dans Paris. Il ne contenait qu'une proclamation de M. Delescluze disant aux citoyens qu'il ne fallait plus de militarisme ni d'état-majors gatonnés. La place était aux combattants aux bras nus, le peuple ne connaissant rien aux manœuvres savantes; il était invincible derrière des barricades, armé d'un fusil.

Dans cet appel aux armes on retrouvait toutes les épithètes contre l'Assemblée. On devinait la crainte, mais pas un mot ne laissait supposer que le délégué à la guerre avait déjà abandonné son ministère. Outre le nom de Delescluze, ce manifeste était signé également du Comité de salut public : An t. Arnaud, Billioray, E. Eudes, F. Gambon et Ranvier.

Ensuite venait un arrêté de Delescluze prononçant la dissolution du ?• bataillon * qui refusait d'obéir au Comité, et l'incorporation de tous les hommes de dixneuf à quarante ans dans les bataillons dévoués.

Le délégué à l'enseignement. Vaillant, instituait une

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