CHAPITRE IV
r Argent, par un homnae de lettres devenu homme de bourse, où il déclare nettement que l'or doit être le but de tout individu intelligent, parce que l'or seul donne le bonheur, c'est-à-dire permet de satisfaire toutes ses fantaisies. M. Vallès , rédacteur de VÉvé" nement, fit quelques années après la même profession de foi.
M. Paschal Grousset, devenu brusquement terroriste, a passé successivement à VÉpoque, de M. Duvernois, et à VÉtendard, de M. Vitu, en qualité de rédacteur de troisième ordre.
Le 6« arrondissement fut administré par un laveur de vaisselle, nommé Lacord. Quelques administrations eurent à leur tête des filous; des maîtres de maisons de tolérance * siégèrent à l'Hôtel de ville.
On s'explique pourquoi on mettait un tel empressement à brûler les papiers de la préfecture de police.
On agit avec les journaux exactement de la même façon. Seulement, au lieu de les brûler, on les empêcha de paraître; car les citoyens avaient la prétention d'être respectés ou craints.
Quant aux idées politiques et la façon de les appliquer, voici comment était divisée la Cqmmune : d'abord il y avait la grande tribu des viveurs qui ne s'était mise de la partie que pour ramasser beaucoup d'argent, s'amuser et disparaître quand le moment serait venu. Vallès, Paschal Grousset, Assi, en étaient les chefs.
i. Philippe, délégué de la Commune à Bercy, 12« arrondissement.
Delescluze, Cournet, Ferré, représentaient le parti jacobin, qui voulait ressusciter la Convention.
Les hébertistes, incarnés dans Blanqui, qui n'était pas à Paris le 18 mars, avaient à leur tête Gustave Tridon et Rigault. Ces deux hommes avaient rempli les administrations de leurs amis. Le marchand de vin Edmond Levraud était chef de la première division de la préfecture de police, son frère Léonce en était le médecin en chef. Le commis libraire Landowski eut le grade de chef de légion, B. Landeck, le bijoutier, fut un des délégués de la Commune, et alla en province, à Marseille, organiser l'insurrection . Partout on voit la trace des héberlistes. Le maladif Tridon et l'actif Rigault se multiplient, poussent leurs créatures et acquièrent une grande influence.
Le parti socialiste, représenté par Longuet et Vermorel, ne pouvait avoir aucune influence, et toutes ces fédérations que nous verrons se créer ne seront pas plus du socialisme que les actes insensés de la Commune ne seront de la politique.
Au-dessous de ces chefs, mais plus puissant, agissait le Comité de la garde nationale qui dirigeait les mouvements des bataillons fédérés ; puis, comme influence extérieure, Vlntenmtionale avait mis à la disposition de la Commune ses affiliés dans tous les pays; Varlin, l'ouvrier relieur, était un des chefs de la section française de cette fameuse société qui devait fournir tant de soldats à l'insurrection.
Quelques détails sur V Internationale sont ici à leur