‹ Histoire de la communeChapitre 33 sur 178 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

vernement jusqu'au jour où une suppression brutale les força de cesser leur publication.

Quant aux organes de la Commune, leur rôle était d'avance tout tracé; il faut dire qu'ils le remplirent à merveille. Quelques-uns étaient les porte-voix de membres de l'Hôtel de ville : le Vengeur appartenait à Félix Pyat; le Cri du peuple, à Jules Vallès; le Père Du^êne recevait ses inspirations de Rigault; \e Réveil du peuple, celles de Delescluze; Y Affranchi, et ensuite le Paris libre, celles de Paschal Grousset. Vermorel voulut aussi avoir son journal; il créa d'abord V Ordre, qui n'eut que peu de numéros, et VAmi du peuple, qui mourut au bout de quelques jours, après avoir changé deux fois son format.

Un autre journal, la Commune, avait pour rédacteur principal Georges Duchéne, ancien secrétaire de Proudhon. Si M. Duchêne s'est montré quelquefois dur et même injuste pour Versailles, il n'a jamais ménagé les vérités à l'Hôtel de ville, dont il a combattu avec acharnement les hommes et leur façon de gouverner.

Prévoyant les excès des gouvernants du 18 mars, plusieurs journaux se transportèrent à Versailles ou dans les environs, et publièrent des éditions spéciales.

Presse, M. Alphonse Millaud avait mis à la tête du Petit Journal M Félix Hément; le Petit National avait pour directeur M. Richardet, placé là par M. I. Rousset. Nous croyons devoir citer les noms de ces courageux écrivains.

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