ET LA COMMUNE. — LA LOI SCR LES OTAGES
Cluseret, entrant au ministère, avait été forcé de suivre Timpulsion donnée, et de continuer la lutte commencée contre son avis. Les fédérés avaient en leur pouvoir plus de trois cent mille fusils et deux mille canons et mitrailleuses . Mais pour manier les pièces d'artillerie il faut des hommes spéciaux, et la Commune en manquait. Lorsque les artilleurs fédérés tiraient sur les remparts, les canons, dans leur mouvement de recul, roulaient jusqu'au bas des talus, et il fallait un temps très-long et beaucoup d'hommes pour les remettre en place.
Le délégué à la guerre réorganisa les compagnies de marche, et rédigea ainsi leur code et r^la leur service :
Les officiers, sous-officiers et gardes entreront en solde à partir du 7 avril.
Les gardes toucheront 4 fr. 50 et les vivres.
Les sous-officiers, 2 francs.
Les officiers, 2 fr. 50.
Quand les compagnies agiront en dehors du service, les officiers toucheront la solde de leur grade dans l'armée.
Les quatre compagnies de chaque bataillon éliront un chef de bataillon spécial.
Les élections auront lieu le 6 avril.
La revue sera passée au champ de Mars par les membres de la Commune le 7 avril, à deux heures de Taprès-midi.
Bureau d'organisation et de renseignements au ministère de la guerre et à la place.
Font partie des bataillons de guerre tous les citoyens de dix-sept à trente-cinq ans non mariés , les gardes mobiles licenciés, les volontaires de l'armée ou civils. Les eflTets de campement seront complétés dans le plus bref délai.
Il était dit également qu'à ravcnir tout ordre relatif au mouvement des troupes serait signé du général Bergeret, commandant la place de Paris, qui recevrait à cet égard les instructions du délégué de la guerre.
Tout autre ordre ou réquisition de troupes devait être considéré comme nul et non avenu.
Durassier, délégué à la marine, invitait les marins qui se trouvaient à Paris, et qui désiraient prendre du service sur les canonnières de la Commune, de s'adresser au commandant de la flottille , ancrée provisoirement au pont Neuf.
M. Cluseret adressa un rapport aux membres de la