‹ Histoire de la communeChapitre 64 sur 178 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Art. 6. Tout prisonnier de guerre sera traduit devant le jury d'accusation, qui décidera s'il sera immédiatement remis en liberté ou retenu comme otage.

Le général Bergeret, rhomme aux deux chevaux tués devant lui, n'avoua pas sa défaite, mais il jugea à pro pos d'adresser à la commission executive une lettre dans laquelle il disait :

Les craintes de certaines personnes sont exagérées. Je sais qu'il &ut à notre brave garde nationale une nouvelle organisation; mais la situation de notre cher Paris est bonne, nos forts sont pourvus de munitions et résistent fièrement aux attaques insensées et criminelles de ceux que j'ai la honte d'appeler les Français de Versailles.

Quant à Neuilly, cet objectif de nos adversaires, je l'ai formidablement fortifié, et je défie à toute une armée de l'assaillir. J'y ai placé un homme intelligent et ferme, le citoyen Bourgoin ; il y tient d'une main sûre le drapeau de la Commune, et nul ne viendra l'en arracher.

Donc, chers citoyens, organisons dans le calme et la sécurité vigilante de notre force nos bataillons, et laissons au temps, quelques jours à peine, le soin de démontrer à nos ennemis leur faiblesse et nôtre puissance.

Le temps démontra exactement le contraire des prédictions de Bergeret, c'est-à-dire la faiblesse des communeux et la force du gouvernement légal.

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