CHAPITRE PREMIER
redoute des Hautes-Bruyères. Les meneurs comprirent que , si le général avait le temps de réorganiser la police, ils seraient forcés de céder. Dans cette alternative il fallait hâter le mouvement si Ton voulait réussir et ne pas laisser se refroidir le zèle des gardes nationaux dévoués au Comité.
Le gouvernement voulut, comme c'était son droit, reprendre les canons de Montmartre, mais il fallait que cette expédition s'accomplît rapidement. Les troupes étaient circonvenues depuis longtemps; la moindre hésitation, le plus petit retard pouvaient aboutir à une catastrophe. Les gardes nationaux les plus fidèles n'auraient pas voulu aider les généraux; ils craignaient la guerre civile. Les événements que nous allons voir se dérouler prouveront une fois de plus que la garde nationale combat souvent les institutions du pays, mais qu'elle ne les défend jamais.