‹ Histoire de la communeChapitre 70 sur 178 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

de-vie, car les soldats de la Commune étaient presque toujours ivres. Aussi guérissaient-ils rarement de leurs blessures. La plus petite égratignure devenait mortelle. Enfin, pour compléter ce triste tableau, nous citerons l'avis suivant adressé au commerce par les compagnies de chemins de fer :

La compagnie des' chemins de fer de TOuest vient de déclarer au commerce d'exportation qu'elle entendait décliner toute responsabilité d'avaries et de délais, attendu que ses convois de marchandises sont, aux gares des environs, visités, suspendus, entravés...

Des bandes, se disant gardes nationaux, ouvrent les caisses, même celles qui ont un emballage intérieur en zinc et ferblanc, ainsi que cela se pratique pour les marchandises à destination des pays d'outre-mer.

Par suite, les caisses, ainsi fouillées, non ressoudées, ne peuvent suivre jusqu'au port d'embarquement.

Les maisons d'exportation se voient, après huit mois de chômage^ dans la nécessité d'ajourner leurs expéditions.

Il en résulte, pour de nombreuses industries, la cessation complète du travail.

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