‹ Histoire de la communeChapitre 74 sur 178 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

et les femmes à la prostitution ; si vous voulez, enfin, le règne de la justice, travailleurs, soyez intelligents, debout! et que vos fortes mains jettent sous vos talons l'immonde réaction!

Citoyens de Paris, commerçants, industriels, boutiquiers, penseurs, vous tous, enfin, qui travaillez et qui cherchez de bonne foi la solution des problèmes sociaux, le Comité central vous adjure de marcher unis dans le progrès. Inspirezvous des destinées de la patrie et de son génie universel.

Le Comité central a conscience que l'héroïque population parisienne va s'immortaliser et régénérer le monde.

Vive la République! Vive la Commune!

11 est admis dans les codes militaires de toutes les nations que le soldat qui déserte et se bat contre ses frères d'armes est condamné à mort ; les généraux de la Commune voulaient bien user largement de la fusillade contre des innocents, mais ils refusaient au gouvernement légal le droit de punir des traîtres et des lâches.

La commission executive s-emparait du fait suivant raconté par X Officiel de Versailles :

Quelques hommes reconnus pour appartenir à l'armée, et saisis les armes à la main, ont été passés par les armes, suivant la rigueur de la loi militaire qui frappe les soldats combattant leur drapeau.

Cet horrible aveu, s'écrie la commission, n'a pas besoin de commentaires. Chaque mot crie vengeance, justice! Elle ne sera pas attendue. La violence de nos ennemis prouve

leur faiblesse. Ils assassinent; les républicains combattent. La République vaincrai •

On s'adressait ensuite à la garde nationale, qui se montrait de plus en plus réfractaire :

Citoyens,

L'Assemblée de Versailles a fait appel aux volontaires des départements contre Paris.

La Commune de Paris a fait appel au droit contre TAs- * emblée de Versailles.

Les volontaires ont répondu à Tappel du droit.

Limoges a proclamé la Commune. Son hôtel de ville a les mêmes couleurs que le nôtre. La troupe de ligne a fraternisé avec la garde nationale. L*armée du droit marchera au secours, non de Versailles, mais de Paris.

Guéret, de même, a fait sa Commune, et attend Limoges pour le suivre.

Tout le centre est levé pour grossir le mouvement. La Nièvre a ses hommes debout. Vierzon, Commune aussi, tient la tête du chemin de fer pour empêcher les gendarmes de Versailles d'avancer contre Toulouse, et pour aider les gardes nationaux de Limoges marchant vers Paris.

Si Paris continue à faire son devoir, s'il est aussi constant qu'il a été brave, c'en est fait de la guerre civile et de ses coupables auteurs.

Vive la Commune I Vive la République!

A l'appui de sa thèse contre les exécutions des déserteurs, la commission executive citait un article du Siec:e, signé par l'Italien Cernuschi. C'était déjà ce

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