CHAPITRE XV
même individu qui, pendant le siège, avait excité les citoyens à dénoncer ceux qui possédaient des vivres cachés.
Les journaux avaient déjà reçu des communiqués ; la Commune les avait prévenus qu'elle ne laisserait point discuter son principe. Aussi après l'avertissement devait venir la suspension. On choisit, pour débuter, le Journal des Débats, le Constitutionnel, Paris-Journal et le Pays. La Presse, le Peuple français suspendirent volontairement leur publication. Les autres organes indépendants continuèrent la lutte, mais le Siècle et la Vérité, croyant la force du côté de THôtel de ville, jugèrent habile, au point de vue de leur intérêt, d'y placer le droit, et MM. Cernuschi et Portalis n'eurent pas dans leur arsenal d'injures, assez d'épithètes violentes à adresser à l'Assemblée.
Au ministère de l'intérieur fonctionnait le bureau de la presse, dont les rapports autographiés étaient envoyés à tous les hauts dignitaires de l'Hôtel de ville :
Chaque rapport se divisait en quatre chapitres : 1® Journaux de Paris; — 2<» Journaux de Versailles; — 3® Journaux des départements; — 4® Journaux étrangers.
La Commune était parfaitement tenue au courant de Topinion, car les résumés, ne devant pas être connus du public, étaient rédigés avec impartialité.
m HISTOIRE DE LA COMMCNE.