‹ Histoire de la communeChapitre 79 sur 178 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

La signature du commaDdant Leroux suffisait aux fédérés; mais ce chasseur à Thomme, qui poursuivait de la façon la plus féroce les nombreux réfractaires du bataillon dont il s'était nommé le chef, qui avait introduit les Bellevillois dans la mairie du ô*', ne pouvait être cru par les gens sérieux.

D'un autre côté, M. Rogeard *, continuant sur le même ton d'attendrissement, s'écriait en parlant du gouvernement de Versailles :

« Un enfant rit dans les bras de sa mère : tuez-le. Une troupe de jeunes filles sort de l'église : massacrezles. Gomme une grappe d'abeilles qu'on écrase du pied, les voilà broyées à terre. Quel succès I mes braves, et comme le Dieu des, armées doit aspirer avec joie la moite vapeur de cette hécatombe !

« Et ces gardes nationaux qui, pendant cinq mois, ont gardé la cité, combattu l'étranger et sauvé l'honneur : canonnez-lesl Faites des veuves et des orphelins! Les Prussiens et la maladie n'en ont pas assez peuplé la ville. »

Les fameux gardes nationaux dont parlait M. Rogeard avaient montré ce qu'ils savaient faire aux avant-postes. Du reste, pendant le siège les individus dévoués à la Commune ne voulaient pas se battre. M. Blanqui l'imprima dans son journal la Patrie en danger, « que les • réactionnaires se battent; quant à nous nous, restons dans Paris pour garder la République. » Ceux que le

i . L'auteur de» Propos de Labienus,

citoyen Blanqui traitait de réactionoaires se battirent courageusement, et les commuoeux se conservèrent précieusement pour pouvoir piller, assassiner Paris épuisé.

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