PROCLAMATION DE VI NO Y
La fièvre patriotique, le désir de venger les morts de Buzenva re'poir d'e trouver revanche de l'échec récent, ^veck V lont' comme au 3x octobre, chez un g-nd nom bre de républicains, de substUuer au gouvernement de la D^f^se fugé incapable et mou, le pouvon-, suppose plus i^^ er"iqù , de cetteCommune, invoquée dans tous les dub . dùr-Tn le siège, comme le remède aux maux près n s, coTm nnstru^meut de délivrance et de salut, vodà les pr^mr éléments du mouvement du a. janvier. I y en eut d aulr s et avant tout : la faim pressante, avec la perliroîaaient certains miséreux, que le nouveau pou
-LJ^::r^".ant possession du pouvoir.
avait publié cet ordre du jour à 1 armée .
Le gouvernemeut de la Défense ualioiiale vient de me placer à votre tète; il fait appel à voire patriotisme et à raoa dévouement ; je n'ai pas le droit de me soustraire. C'est une charge bien lourde ; je n'en veux accepter que le péril, et il ne faut pas se faire d'illusions.
Après un siège de plus de quatre mois, glorieusement soutenu par l'armée et par la garde nationale, virilement supporté par la population de Paris, nous voici arrivés au moment critique.
Refuser le dangereux honneur du commandement dans une semblable circonstance serait ne pas répondre à la confiance qu'on a mise en moi. Je suis soldat, et je ne sais pas reculer devant lesdangersque peut entraîner cette grande responsabilité.
A l'intérieur, le parti du désordre s'agite, et cependant le canon gronde. Je veux être soldat jusqu'au bout; j'accepte ce danger, bien convaincu que le concours des bons citoyens, celui de l'armée et de la garde nationale, ne me feront pas défaut pour le maintien de l'ordre et le salut commun.
Le ton de cette proclamation était comminatoire et déplacé. On y retrouvait la mentalité des g-énéraux du Deux- Décembre. L'appel aux « bons citoyens » et les menaces an « parti du désordre » indiquaient la préoccupation unique, chez le successeur de Trochu, d'une résistance à l'intérieur. Il n'était fait aucune allusion aux Prussien», qui cependant bombardaient toujours, ni à ces idées de revanche, desortie, de délivrance, qui passionnaient encore les Parisiens.
Les révolutionnaires estimèrent l'occasion favorable, et Blanqui, sorti de .sa retraite, entra en communication avec différents membres de l'Alliance et de l'Internationale, les militants des clubs et plusieurs commandants de la g-arde nationale, qui promirent le concours de leurs bataillons.
LE DIX-HUIT MARS
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